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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Soudan du Sud : l’inquiétante fragilité d’un pays en quête de paix

 

À Juba, capitale du Soudan du Sud, des milliers de personnes vivent encore dans des camps de déplacés, douze ans après avoir fui la guerre civile qui a éclaté en 2013. Malgré les années écoulées, beaucoup restent dans l’incapacité de regagner leurs foyers et demeurent entièrement dépendantes de l’aide humanitaire.

L’accord de paix signé en 2018 avait apporté un espoir fragile, avec une amélioration temporaire de la sécurité. Deux ans plus tard, en 2020, la gestion des camps a été transférée au gouvernement sud-soudanais. Mais la situation reste instable : de nouveaux affrontements, couplés à des tensions politiques persistantes, menacent de replonger le pays dans la violence.

Dans ce contexte incertain, la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (UNMISS) a intensifié ses patrouilles pour assurer la protection des civils et tenter de rassurer les populations déplacées.

« Au regard de l’évolution de la situation sécuritaire et des inquiétudes exprimées par les déplacés, notre présence sur le terrain est essentielle. En tant que police des Nations Unies, nous patrouillons quotidiennement auprès des communautés pour leur offrir un sentiment de sécurité », souligne Christine Fossen, commissaire de la police de l’UNMISS.

Mais les tensions ne se limitent pas à la capitale. Depuis fin février, de violents affrontements dans le nord-est du pays ont forcé environ 50 000 personnes à fuir leur foyer. Parmi elles, 10 000 ont trouvé refuge en Éthiopie, selon les chiffres du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (Ocha). La violence a également contraint des équipes humanitaires à quitter la zone, et un centre de traitement du choléra à Nasir a dû fermer ses portes, au moment même où l’épidémie progresse rapidement dans la région.

Face à cette dégradation alarmante, l’ONU multiplie les efforts diplomatiques pour ramener les dirigeants sud-soudanais à la table des négociations. Objectif : faire respecter l’accord de paix signé en 2018 et éviter un retour à une guerre généralisée.