À trois mois du coup d’envoi des XIIe mini-jeux du Pacifique à Palau, la participation de Wallis-et-Futuna reste incertaine. En cause : un déficit de financement de 30 millions de francs sur les 35 millions nécessaires pour envoyer la délégation sur place.
Une délégation réduite au strict minimum
Face à ce manque de moyens, le Comité Territorial Olympique et Sportif (CTOS) a été contraint de faire des choix drastiques. Plusieurs disciplines ont été écartées, dont l’haltérophilie et la rame féminine. L’athlétisme a vu ses effectifs diminués, tout comme le beach-volley qui ne comptera qu’une seule équipe féminine. En volley-ball, seules deux équipes (hommes et femmes) devraient faire le déplacement. Résultat : la délégation est aujourd’hui réduite à 52 membres, dont 35 athlètes, un chiffre en baisse constante.
« Si nous n'avons pas les financements, nous n'irons pas. Ce sont des annonces que nous avons faites de longue date aux autorités », explique Valentino Polelei, directeur du CTOS.
Un contexte budgétaire tendu
Cette situation résulte en grande partie de l’instabilité politique en métropole, avec un vote tardif de la loi de finances. Le retard de la mise à disposition des budgets impacte directement les projets locaux, dont celui du déplacement à Palau. À ce jour, le CTOS ne dispose que de moins de 5 millions de francs en trésorerie pour couvrir les besoins du projet.
La ligue de va’a espère encore
Malgré la décision du CTOS de ne pas intégrer d’équipage féminin de rame, la ligue de va’a ne renonce pas. Huit rameuses ont été sélectionnées dimanche dernier, et les entraînements se poursuivent, hommes comme femmes confondus.
« On continue à s’entraîner. La décision finale revient au CTOS, mais nos équipages sont prêts, surtout que 50 % de nos rameurs sont des jeunes, pour qui ce sera une première participation », souligne Sosefo Kanimoa, président de la ligue de va’a de Wallis-et-Futuna.
Une échéance qui approche
Les mini-jeux du Pacifique se tiendront du 29 juin au 9 juillet 2025, avec la participation prévue de 25 nations. Mais à Wallis-et-Futuna, l’espoir de participer à cette édition reste suspendu à l’arrivée tardive de financements, encore incertains à ce jour.