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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Wallis et Futuna : les enseignants du primaire bientôt intégrés à la fonction publique de l’État

Depuis plus de cinquante ans, les enseignants du premier degré à Wallis et Futuna exerçaient sous un statut particulier, dépendant de la mission catholique locale malgré un financement assuré par l’État. Une situation inédite en France, qui s’apprête enfin à évoluer : le projet de loi visant leur intégration à la fonction publique a été présenté en conseil des ministres ce 21 avril 2025.

Une exception héritée de 1969

Jusqu’à présent, l’enseignement primaire sur l’archipel était régi par un accord de concession passé en 1969 avec la mission catholique. Bien que rémunérés par l’État, les enseignants relevaient du droit privé local, une singularité qui a suscité plusieurs tensions au fil des années. En 1994 déjà, une grève de trois mois avait été déclenchée pour des revendications salariales.

Mais c’est à l’été 2023 qu’un véritable tournant s’est opéré : après un nouveau mouvement de grève entamé le 2 mai, les enseignants ont cette fois réclamé leur intégration au sein de la fonction publique d’État. La demande, relayée jusqu’au ministre de l’Éducation nationale par le sénateur Mikaele Kulimoetoke, a débouché sur un protocole d’accord signé le 20 juillet 2023. Celui-ci engageait toutes les parties à mettre fin au régime de concession en vigueur.

Une réforme pour revaloriser les enseignants… et améliorer les résultats scolaires

Le projet de loi, porté par la ministre de l’Éducation nationale Elisabeth Borne et le ministre des Outre-mer Manuel Valls, prévoit d’intégrer les enseignants dans la fonction publique d’État. Une évolution majeure qui leur garantira de meilleures conditions de travail : perspectives de carrière élargies, reconnaissance statutaire, revalorisation salariale, et possibilité de choisir entre deux régimes de retraite (celui de la fonction publique ou celui de la Caisse locale des prestations sociales).

Mais l’ambition de la réforme dépasse la simple question du statut : elle vise à améliorer significativement la qualité de l’enseignement primaire dans l’archipel. Selon les données de la direction de l’enseignement catholique en 2024, 60 % des élèves n’atteignent pas le niveau requis à la fin de l’école primaire, un chiffre alarmant. Comme dans d'autres territoires ultramarins, les performances en français et en mathématiques restent très inférieures à celles observées dans l’Hexagone.

Une réforme construite avec les acteurs locaux

Pour ancrer durablement ce changement, l’État entend agir en concertation avec les autorités coutumières, locales et religieuses. Le projet précise que la gestion des écoles sera désormais assurée directement par l’État, mais en lien étroit avec les structures locales, afin de préserver l’équilibre social et culturel du territoire.

Afin de mener la réforme rapidement, le gouvernement a opté pour une procédure par ordonnance — un choix soutenu par les élus de Wallis et Futuna ainsi que par la mission interministérielle. L’ordonnance devra être adoptée dans les trois mois suivant la promulgation de la loi, avec un projet de ratification à déposer au Parlement dans un délai de six mois.