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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Abolition du Code noir : le gouvernement annonce une initiative législative

 

Ce mardi 13 mai, lors des questions au gouvernement, le Premier ministre François Bayrou a pris un engagement fort : celui de présenter prochainement un texte visant à abroger formellement le Code noir, recueil d’édits royaux datant de 1685 qui encadrait juridiquement l’esclavage dans les colonies françaises.

Interpellé par le président du groupe LIOT, Laurent Panifous, le chef du gouvernement a exprimé sa surprise face à une incongruité juridique : contrairement à ce que l’on croyait, le Code noir n’a jamais été explicitement abrogé, même après l’abolition définitive de l’esclavage en 1848.

« Je découvre cette réalité juridique que j’ignorais absolument », a reconnu François Bayrou. « Si le Code noir n’a pas été aboli, alors il doit l’être. Il faut que la République se réconcilie avec elle-même. »

« Un symbole d’une extrême violence »

Dans son intervention, Laurent Panifous a rappelé la cruauté du Code noir, qui réduisait des êtres humains au rang de biens meubles et autorisait des peines d'une violence extrême : marquage au fer, mutilations, flagellations, voire la peine de mort.

« Que ce texte soit encore juridiquement en vigueur, même sans application, est une tache sur l’honneur républicain », a-t-il affirmé, au nom de son groupe et notamment des députés de Guadeloupe, Olivier Serva et Max Mathiasin.

« Il s’agit ici de dignité humaine, d’un symbole que nous devons à ces femmes et ces hommes réduits en esclavage, et à leurs descendants. L’heure est venue pour la République de se laver de cette ignominie », a conclu l’élu, chaleureusement applaudi par ses collègues, qui se sont levés pour saluer ses mots.

Un texte attendu, mais sans calendrier précisé

François Bayrou a exprimé le souhait que cette abrogation symbolique soit votée à l’unanimité par le Parlement. Il n’a toutefois pas encore précisé la date de présentation du projet de loi. Cette annonce marque cependant une volonté politique claire de tourner définitivement la page d’un pan sombre de l’histoire française, en posant un acte symbolique fort.