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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Blanchiment massif des coraux : plus de 83 % des récifs déjà touchés à l’échelle mondiale

 

Les récifs coralliens sont en train de blanchir à une vitesse alarmante. Selon le dernier rapport du Réseau Mondial de Surveillance des Récifs Coralliens (GCRMN), 83,7 % des coraux de la planète ont déjà été affectés par le blanchiment, conséquence directe du réchauffement des océans. Un phénomène qui ne cesse de s’aggraver : alors que la perte globale était estimée à 14 % entre 2009 et 2018, elle approche aujourd’hui les 84 %.

Le quatrième blanchiment mondial, le plus grave jamais enregistré

Ce que les experts qualifient de quatrième épisode mondial de blanchiment des coraux est aussi le plus étendu jamais observé. D’après le rapport du National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) publié fin avril 2025, la progression est fulgurante : 21 % des récifs touchés en 1998, 37 % en 2010, 68 % entre 2014 et 2017, et désormais plus de 83 %.

En cause : le stress thermique, provoqué par des températures marines anormalement élevées, qui force les coraux à expulser les algues symbiotiques dont ils dépendent pour se nourrir, se colorer et survivre. Privés de ces algues, ils blanchissent et finissent souvent par mourir.

L'océan Indien sous surveillance, les Mascareignes en alerte

Bien que l’océan Indien soit pour l’instant légèrement moins touché, la situation dans les Mascareignes — et notamment à l’île Maurice — est préoccupante. Des blanchissements visibles à l’œil nu sont signalés sur la barrière de corail et dans le lagon. En mars dernier, l’ONG Reef Conservation a tiré la sonnette d’alarme après avoir enregistré des températures atteignant 31 °C dans les eaux côtières. Une chaleur excessive qui fragilise gravement les récifs.

« Lorsqu’ils blanchissent, les coraux perdent les algues qui leur fournissent énergie et couleur. Ils s’affaiblissent, deviennent vulnérables, et finissent souvent par mourir. Cette disparition entraîne une désertification rapide des zones concernées », alerte l’ONG.

Un écosystème vital menacé

Les coraux, qui ne couvrent que 0,2 % de la surface des océans, abritent pourtant 25 % de la biodiversité marine. Ils jouent un rôle crucial dans la survie de nombreuses espèces marines, mais aussi dans la protection des côtes contre l’érosion et les fortes houles. Pour les scientifiques, leur disparition serait une catastrophe écologique, économique et humaine mondiale.

Comme le rappelle le site trustmyscience.com : « Cette ressource vitale soutient la subsistance de milliards de personnes dans le monde, et génère chaque année une valeur économique de plusieurs milliers de milliards de dollars, que ce soit par la pêche, le tourisme ou la protection des littoraux. »

Un avenir incertain sans réduction des émissions

Les projections sont claires : si les émissions de CO₂ ne diminuent pas drastiquement dans les années à venir, la majorité des récifs coralliens pourraient être blanchis, voire morts, d’ici 2050. Le blanchiment massif des coraux n’est pas seulement un indicateur du dérèglement climatique : il est l’un des symboles les plus frappants de la fragilité des équilibres écologiques de la planète.