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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Criminalité organisée : un frein majeur au développement économique en Amérique latine et dans les Caraïbes

 

La criminalité endémique entrave sérieusement les perspectives de croissance en Amérique latine et dans les Caraïbes. C’est ce que révèle un récent rapport publié par la Revue économique de l’Amérique latine et des Caraïbes, intitulé « Organized Crime and Violence in Latin America and the Caribbean ». Le document dresse un constat alarmant sur la situation sécuritaire et ses lourdes conséquences économiques.

Avec des prévisions de croissance de seulement 2,1 % cette année et 2,4 % l’an prochain, la région enregistre la progression économique la plus faible au monde. En toile de fond, une violence meurtrière alimentée par des réseaux criminels structurés. Le taux d’homicides y est huit fois supérieur à la moyenne mondiale, et les atteintes aux biens ou aux personnes sont trois fois plus nombreuses qu’ailleurs.

Cette criminalité galopante est notamment liée à une hausse de la demande mondiale en produits illicites, à une reconfiguration des réseaux face au durcissement des contrôles, ainsi qu’aux effets persistants de la pandémie de Covid-19, qui a permis à certains groupes mafieux de consolider leur emprise dans des zones délaissées par l’État.

Les conséquences sont multiples : l’insécurité nuit à l’activité économique, fragilise les institutions publiques et décourage les investissements. Les entreprises doivent faire face à des coûts accrus liés à l’extorsion et à l’instabilité des droits de propriété. Quant aux États, les dépenses sécuritaires grèvent les budgets alloués à la santé ou à l’éducation.

Face à cette situation, les dirigeants de la région appellent à un plan d’action global, alliant réponse judiciaire renforcée et stratégies économiques, pour endiguer cette spirale de violence et relancer durablement le développement.