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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Foire de Paris 2025 : les outre-mer à l’honneur entre traditions, saveurs et innovations


À la porte de Versailles, l’édition 2025 de la Foire de Paris bat son plein. Jusqu’au 11 mai, l’événement incontournable rassemble des milliers de visiteurs curieux de découvrir nouveautés, savoir-faire artisanaux et spécialités du terroir. Parmi les exposants, plusieurs centaines sont venus des territoires ultramarins – Antilles, Polynésie, Mayotte – pour faire rayonner leurs cultures et produits.

Dès l’ouverture, les allées s’animent. Nadine, cuisinière parisienne, s’arrête intriguée devant un stand mahorais : "Je viens chaque année, mais c’est la première fois que je vois Mayotte représentée. C’est la nouveauté !" Elle découvre le poivre sauvage estampillé Green Fish, marque fondée par Nouridine Hakim. Pour ce producteur mahorais habitué au Salon de l’Agriculture, cette première participation à la Foire de Paris est l’occasion de tester le marché et capter les tendances. Son stand regorge de pâtes de piment, d’épices et de café de l’île.

"Bien sûr, c’est une foire commerciale avant tout", concède-t-il. Mais au-delà de l’objectif économique, Nouridine espère donner de la visibilité à son territoire durement touché par le cyclone Chido. "Mayotte est peut-être le dernier département de France, mais ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas innover ou entreprendre à Paris."

Même ambition pour Jonathan, fondateur de Mahoi Candle, marque de bougies polynésiennes. Installé sur le stand de l’association Pacifique France, il voit grand : "La Foire de Paris nous offre une vitrine exceptionnelle pour nous faire connaître en métropole."

Entre textiles, confitures et tatouages

D’autres exposants sont des habitués, comme Nicole, créatrice guadeloupéenne à la tête de Nicoladre Madras des Îles. Présente depuis plus de vingt ans, elle retrouve chaque année une clientèle fidèle avide de nouveautés. Robes brodées, poupées créoles et accessoires en madras attirent les visiteurs, antillais comme hexagonaux. Nicole, commerçante aguerrie, sait jouer du marchandage : "Un ruban à 15 euros, vendu à 12, c’est aussi ça la foire !"

Un peu plus loin, ambiance plus feutrée sur le stand de tatouage polynésien. Kie Kohumoetini termine un motif d’hibiscus sur la main d’une visiteuse francilienne, venue dès l’ouverture avec sa mère pour être certaine d’avoir une place. "C’est original, on peut manger, flâner et se faire tatouer au même endroit", sourit-elle. Kie rassure sur les conditions d’hygiène : "Tout est conforme, mais les gens sont toujours un peu surpris de nous voir ici."

Un coût non négligeable

Derrière la convivialité, la participation à la Foire de Paris représente un investissement conséquent. Entre le coût du stand, du transport et de l’hébergement, les frais grimpent vite. Si certains, comme Nouridine, bénéficient d’un soutien de leur département ou de la chambre des métiers, d’autres, comme Nicole, assument seuls ces dépenses.

Pour réduire les coûts, les exposants polynésiens ont mutualisé leurs moyens via une association. Jonathan, lui, n’occupe que deux mètres de stand : "Sinon, ce ne serait pas faisable pour des petits artisans comme nous. On espère au moins rentrer dans nos frais, voire dégager un petit bénéfice."