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Lancement de l'ECO la monnaie commune de la CEDEAO pour 2027

Réunis à Lungi, en Sierra Leone, les chefs d'État de la CEDEAO ont réaffirmé leur ambition de lancer la monnaie unique ECO en 2027 — mais en acceptant, cette fois, de composer avec les réalités du terrain plutôt qu'avec le calendrier. Le sommet de Lungi n'a pas produit de rupture spectaculaire, mais un ajustement de méthode qui en dit long sur l'état réel du projet monétaire ouest-africain. Les dirigeants de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest ont confirmé l'objectif de 2027 pour le lancement de l'ECO, tout en actant un principe qui aurait pu être énoncé bien plus tôt : seuls les pays remplissant les critères de convergence macroéconomique entreront dans le dispositif au démarrage. Les autres suivront, accompagnés, à leur rythme. Une convergence qui reste le nœud du problème Ce basculement vers une entrée progressive n'est pas un simple ajustement technique. Il acte l'échec, au moins provisoire, d'une approche unifor...

Ghana : à Accra, les vendeurs de rue sommés de libérer l’espace public

 

À Accra, la capitale du Ghana, l’Assemblée métropolitaine (AMA) a lancé mardi une vaste opération de « décongestion » du centre-ville, avec l’appui de la police. Objectif : libérer les trottoirs et les abords des routes, largement occupés par des vendeurs de rue. L’opération, entamée dans le district central, devrait s’étendre prochainement à la circonscription de Korle Klottey.

« Ce n’est pas un exercice de courte durée. Nous sommes déterminés à garder les rues dégagées », a assuré Michel Kpakpo, maire de l’Accra Metropolitan Assembly. De son côté, Alfred Gaisie, à la tête de l’Assemblée municipale de Korle Klottey, a promis de trouver des espaces alternatifs pour permettre aux commerçants de continuer leurs activités.

Trottoirs vidés, colère attisée

Dès l’aube, l’opération a ciblé les zones très fréquentées de Kinbu, Makola, CMB, Circle et Kaneshie. Sur place, les agents municipaux, appuyés par la police, ont procédé au déguerpissement des commerçants installés illégalement sur les trottoirs et les accotements, transformés au fil des ans en marchés à ciel ouvert.

Pour les autorités, cette initiative vise à restaurer l’ordre, fluidifier la circulation et améliorer l’image de la ville. Mais du côté des vendeurs, l’opération est vécue comme une injustice sociale.

« Cela fait des années qu’on nous a attribué ces trottoirs. Nous ne faisons que chercher notre pain quotidien. Pourquoi nous déranger maintenant ? » s’indigne Agnes Aboagye, vendeuse installée à Makola. Si les autorités promettent des conditions de travail modernisées, le scepticisme reste fort.

Une "nouvelle aube", ou un éternel recommencement ?

Gilbert Nii Ankrah, porte-parole de l’AMA, défend le projet comme le signe d’un tournant : « Il est temps d’adopter un nouveau paradigme pour Accra. Tout le monde doit comprendre l’importance de ce changement. »

Mais cette opération n’est pas la première du genre. Ces dernières années, plusieurs campagnes similaires ont échoué, faute de suivi ou de solutions durables. De nombreux observateurs locaux doutent de l’efficacité de cette énième tentative sans un engagement politique ferme et une véritable stratégie d’accompagnement des commerçants informels.