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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Guadeloupe : l'île sous la pression des sargasses

Depuis plusieurs semaines, les échouements massifs de sargasses affectent durement le littoral guadeloupéen, mobilisant à la fois les communes, l’État et les entreprises locales. Alors que Météo France alerte sur un risque “fort” dans plusieurs zones, les opérations de ramassage se multiplient et des barrages flottants sont déployés pour contenir la prolifération de ces algues brunes envahissantes.

Un risque élevé confirmé par Météo France

Dans son bulletin du 28 avril 2025, Météo France a classé le risque d’échouements comme “fort” pour La Désirade, Marie-Galante, les Saintes et l’est de la Basse-Terre, et “moyen” pour la Grande-Terre. L’Atlantique, encore saturé de radeaux d’algues, laisse entrevoir une poursuite des échouements. Des épisodes atypiques ont également été relevés au Gosier et à Pointe-à-Pitre, accentués par une absence prolongée de vent.

Onze chantiers de ramassage déjà en cours

Au 30 avril, onze communes sont engagées dans des opérations de collecte, parmi lesquelles Goyave, Petit-Bourg, Gosier, Sainte-Anne, Saint-François, Le Moule et La Désirade. Cinq autres chantiers seront prochainement lancés à Terre-de-Bas, Anse-Bertrand et Capesterre-de-Marie-Galante. Financées à 80 % par l’État, ces interventions sont menées par les collectivités en partenariat avec des entreprises locales. L’État contribue également à l’achat de matériel, notamment pour Terre-de-Haut et Petit-Bourg.

Des barrages flottants aux résultats contrastés

Pour freiner l’arrivée des sargasses, 5 kilomètres de barrages flottants ont été installés, notamment à Pompierre (Terre-de-Haut) et Pointe-à-Donne/Arnouville (Baie-Mahault et Petit-Bourg). Toutefois, certaines installations, comme à Capesterre-de-Marie-Galante et Terre-de-Bas, se sont révélées peu efficaces en 2024. Des ajustements techniques, notamment sur les ancrages, sont envisagés en vue d’un redéploiement optimisé.

Surveillance de la qualité de l’air : vigilance maintenue

Grâce au réseau de capteurs de Gwad’Air, renouvelé en 2023, les concentrations de sulfure d’hydrogène et d’ammoniac sont surveillées en temps réel. Au 29 avril, aucune commune n’a franchi de seuil d’alerte, mais Capesterre-de-Marie-Galante et Grande-Anse (Terre-de-Bas) sont en pré-alerte. Les sites de Marigot (Terre-de-Haut) et Arnouville (Petit-Bourg) ont atteint le seuil d’information.

Une mobilisation coordonnée face à un fléau récurrent

Face à un phénomène désormais structurant et récurrent, les collectivités locales et les services de l’État renforcent leur coordination pour optimiser les interventions, atténuer les nuisances sanitaires et préserver les zones habitées. Si la lutte contre les sargasses reste complexe, les acteurs locaux adaptent progressivement leur stratégie pour faire face à un défi qui s’impose durablement au territoire.