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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Haïti : Port-au-Prince sans électricité depuis mardi

Depuis le mardi 13 mai, une panne d’électricité paralyse la région de Port-au-Prince et le département du Centre en Haïti, à la suite de l’arrêt forcé de la centrale hydroélectrique de Péligre. Dans un communiqué publié jeudi 15 mai, Électricité d’Haïti (Ed’H) dénonce un acte de sabotage « odieux », responsable d’un « black-out total » dans les zones alimentées par cette installation.

Selon Ed’H, l’interruption est liée à une action coordonnée par des organisations de la société civile dans les villes de Mirebalais et de Saut d’Eau, situées dans le Centre, récemment tombées sous la coupe de gangs armés. Robenson Mazarin, avocat et militant, s’est exprimé en tant que coordinateur du Mouvement des Citoyens Engagés du Centre, affirmant que la décision d’arrêter la centrale visait à forcer le gouvernement à réagir.

« Le gouvernement a abandonné nos villes aux mains des criminels. Tant qu’il refusera de déployer la force nécessaire pour rétablir la sécurité, la centrale restera fermée », a-t-il déclaré.

Depuis le 31 mars, la ville de Mirebalais est en effet sous le contrôle de la coalition de gangs baptisée Viv ansanm. Ces derniers ont notamment orchestré une spectaculaire évasion de plus de 500 détenus d’une prison locale. La dégradation de la situation a également poussé l’hôpital universitaire de Mirebalais – l’un des plus importants du pays – à fermer ses portes après l’évacuation du personnel et des patients le 23 avril.

Un pays en crise profonde

La crise actuelle s’inscrit dans un contexte de violences endémiques. Haïti, miné depuis des années par l’instabilité politique, est aujourd’hui largement dominé par des groupes armés accusés de meurtres, viols, enlèvements et pillages. Port-au-Prince, la capitale, serait désormais contrôlée à plus de 85 % par ces gangs.

Malgré le déploiement partiel d’une mission de sécurité multinationale dirigée par le Kenya pour soutenir la police nationale, les attaques se multiplient, y compris dans des zones auparavant épargnées. La population, prise au piège, vit dans une peur constante.

Selon les chiffres de l’ONU, plus de 1 600 personnes ont été tuées au cours des trois premiers mois de l’année 2025, en majorité des membres de gangs. L’organisation internationale alerte désormais sur un « point de non-retour » pour Haïti, qui pourrait basculer dans un « chaos total » si la situation sécuritaire ne s’améliore pas rapidement.