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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Le 8 mai 1902, la montagne Pelée anéantit Saint-Pierre, en Martinique

Bien avant que le 8 mai ne devienne la date marquant la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe, elle était déjà associée à une tragédie majeure : l’éruption de la montagne Pelée, en Martinique, en 1902. Ce jour-là, le volcan entre en éruption et raye presque entièrement de la carte la ville de Saint-Pierre, faisant près de 30 000 morts. On ne comptera que deux, peut-être trois survivants.

Depuis le 25 avril, la montagne montrait des signes évidents d’activité : grondements, cendres, panaches de fumée. Pourtant, les autorités locales, soucieuses de ne pas perturber les élections législatives prévues le 11 mai, minimisent le danger. Début mai, les signes s’intensifient, mais les avertissements restent ignorés. Le 8 mai au matin, une nuée ardente — la plus meurtrière du XXe siècle — déferle sur Saint-Pierre et détruit tout sur son passage.

La nouvelle parvient très vite à la presse internationale. Le Times publie, dès le jour même, un télégramme venu de Saint-Thomas : « Saint-Pierre et ses habitants, ainsi que tous les vaisseaux dans la rade, ont été totalement détruits par une éruption volcanique. » Le lendemain, L’Ouest-Éclair, via des dépêches américaines transmises depuis Londres, relaie l’information. On espère encore, à tort, que les pertes humaines seront moindres.

Parmi les rares survivants figure Louis-Auguste Cyparis, un détenu sauvé par l’épaisseur des murs de son cachot. Grièvement brûlé, il est repéré peu après la catastrophe et devient célèbre. Son histoire et ses cicatrices lui valent d’être engagé par l’homme de spectacles Phineas Barnum, qui l’exhibe à travers les États-Unis.

Mais contrairement à ce que prétendra Barnum, friand de récits spectaculaires, Cyparis n’a pas été le seul à survivre. Un cordonnier du nom de Léon Compère parvient lui aussi à échapper à la mort. Certaines sources évoquent même un troisième rescapé. Si peu de vies sauvées, dans une ville jadis surnommée « le Petit Paris des Antilles ».