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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Le Kenya appelle la République dominicaine à renforcer l’alliance pour la sécurité en Haïti

 

Le Kenya a appelé la République dominicaine à intensifier la coopération internationale pour venir en aide à la mission onusienne de sécurité en Haïti, alors que le pays caribéen s’enfonce toujours plus dans la violence des gangs.

Lors d’une rencontre ce lundi à Saint-Domingue avec son homologue dominicain Roberto Alvarez, le ministre kényan des Affaires étrangères, Musalia Mudavadi, a plaidé pour un appui diplomatique accru de la République dominicaine dans les instances internationales.

« Nous souhaitons votre soutien dans le cadre des Nations Unies afin de renforcer la collaboration internationale autour des efforts de paix en Haïti », a-t-il déclaré.
« Que ce soit via l’ONU ou la Caricom, nous comptons sur votre leadership », a-t-il poursuivi, en amont d’une rencontre prévue mardi avec le président Luis Abinader.

Une mission sous pression

Le Kenya dirige depuis juin 2024 la Mission multinationale d'appui à la sécurité (MMAS) à Haïti, soutenue par la France, les États-Unis et le Canada. Cette mission, placée sous mandat onusien, vise à aider les forces haïtiennes à rétablir l'ordre face à des groupes armés de plus en plus puissants.

Mais avec à peine 1 000 soldats déployés sur les 2 500 prévus, le dispositif manque cruellement de moyens pour endiguer une violence toujours plus étendue. En avril, Maria Isabel Salvador, représentante spéciale de l’ONU, alertait le Conseil de sécurité :

« Sans aide internationale décisive et rapide, Haïti pourrait sombrer dans un chaos total. »

La République dominicaine, partenaire clé

Pays voisin et directement exposé à la crise haïtienne, la République dominicaine joue un rôle important dans le soutien logistique et médical à la MMAS. Elle accueille notamment les soldats blessés au cours des opérations.

Musalia Mudavadi a salué ce "soutien incroyable" et appelé à renforcer les échanges de renseignements et la coordination sécuritaire :

« Cette mission a besoin d’une coopération étroite, notamment en matière de renseignement. Notre demande est simple : poursuivons nos efforts communs pour assurer le succès de cette mission. »

Un accord bilatéral a été signé à l’issue de la rencontre pour pérenniser l’assistance médicale fournie par Saint-Domingue aux troupes engagées.

Une instabilité régionale redoutée

Le président dominicain Luis Abinader a plusieurs fois mis en garde contre une déstabilisation régionale en cas d’effondrement complet d’Haïti.

« Nous ne pouvons pas laisser s’effondrer les efforts accomplis. Le chaos haïtien aurait des répercussions sur toute la région », déclarait-il déjà en septembre 2024.

Dans ses discours, Haïti et la crise migratoire figurent régulièrement parmi les priorités. Le soutien dominicain à la mission kényane traduit une volonté de ne pas rester passif face à un voisin "au bord du point de non-retour".