À LA UNE

Lancement de l'ECO la monnaie commune de la CEDEAO pour 2027

Réunis à Lungi, en Sierra Leone, les chefs d'État de la CEDEAO ont réaffirmé leur ambition de lancer la monnaie unique ECO en 2027 — mais en acceptant, cette fois, de composer avec les réalités du terrain plutôt qu'avec le calendrier. Le sommet de Lungi n'a pas produit de rupture spectaculaire, mais un ajustement de méthode qui en dit long sur l'état réel du projet monétaire ouest-africain. Les dirigeants de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest ont confirmé l'objectif de 2027 pour le lancement de l'ECO, tout en actant un principe qui aurait pu être énoncé bien plus tôt : seuls les pays remplissant les critères de convergence macroéconomique entreront dans le dispositif au démarrage. Les autres suivront, accompagnés, à leur rythme. Une convergence qui reste le nœud du problème Ce basculement vers une entrée progressive n'est pas un simple ajustement technique. Il acte l'échec, au moins provisoire, d'une approche unifor...

Madagascar : lancement difficile de la campagne de vanille verte, les producteurs dénoncent un prix imposé

 

La campagne de commercialisation de la vanille verte de Madagascar a officiellement débuté ce dimanche 25 mai 2025. Mais dès les premières transactions, la déception est palpable chez les producteurs, notamment dans la région de Diana. Le kilo s’est négocié à 46 000 ariary (environ 9,06 €), bien loin des 100 000 ariary (19,71 €) qu’espéraient les planteurs — et encore plus éloigné des 100 € parfois atteints sur le marché mondial pour les meilleures gousses.

Selon le média 2424.mg, un seul exportateur s’est présenté lors de cette première journée de négociation, laissant peu de marge de manœuvre aux producteurs. En l’absence de concurrence, cet acheteur a pu imposer son tarif d’achat, provoquant la frustration des agriculteurs venus vendre leur récolte.

Pourtant, même au prix de 100 000 ariary le kilo, les marges à l’export restent confortables, selon plusieurs observateurs. Certes, seuls les lots de vanille de très haute qualité se vendent à 100 € le kilo à l’international, mais les volumes écoulés permettent aux exportateurs de rester largement bénéficiaires.

Cette situation découle d’un contexte tendu, marqué par la frilosité des marchés face à une possible taxation douanière par les États-Unis, premier pays importateur de vanille malgache. À cela s’ajoute un blocage administratif : plusieurs exportateurs n’ont toujours pas reçu leurs accréditations.

Un opérateur interrogé par Midi Madagascar témoigne :

« Le service du conditionnement au sein du ministère n’a pas de réponse claire sur ce blocage. On nous a simplement expliqué que nos prix à l’exportation sont jugés trop bas. »

Face à ces obstacles, les producteurs malgaches craignent une nouvelle campagne à perte, malgré les efforts déployés ces dernières années pour réguler la filière et améliorer la traçabilité du produit phare de l’île.