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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Ouganda : Bobi Wine annonce une nouvelle candidature à la présidentielle de 2026

 

L’opposant ougandais Bobi Wine a fait savoir qu’il envisageait de se porter à nouveau candidat à l’élection présidentielle prévue pour janvier 2026. Une annonce qui marque le retour sur le devant de la scène de cet ancien député et star de la musique pop, déjà challenger malheureux du président Yoweri Museveni en 2021.

Âgé de 43 ans, Robert Kyagulanyi, de son vrai nom, promet de défier une nouvelle fois celui qu’il accuse de confisquer le pouvoir à coups de manœuvres judiciaires et de répression politique. Pour Bobi Wine, le président Museveni – au pouvoir depuis près de quarante ans – utilise la justice comme une arme pour neutraliser toute opposition et verrouiller le processus démocratique.

Lors du scrutin de 2021, le leader du mouvement National Unity Platform (NUP) avait mobilisé des foules importantes et obtenu 34,8 % des voix, selon les chiffres officiels – un résultat qu’il n’a jamais reconnu, dénonçant de nombreuses fraudes. À l’issue du vote, ses recours en justice sont restés sans suite, et il avait été assigné à résidence. Ses meetings avaient été régulièrement empêchés, ses partisans arrêtés ou dispersés de force.

« L’Occident détourne le regard face aux violations massives des droits humains dans notre pays », a-t-il déclaré ce vendredi, fustigeant l’inaction de la communauté internationale face à la répression.

Si Museveni n’a pas encore confirmé sa candidature, tout porte à croire qu’il briguera un nouveau mandat. En 2017, il avait fait modifier la Constitution pour supprimer la limite d’âge, ouvrant la voie à une présidence à vie.

L’élection de 2026 pourrait ainsi rejouer le duel Museveni–Wine, dans un contexte toujours plus tendu, marqué par des restrictions croissantes des libertés et une opposition muselée.