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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

RDC : le M23 expulse des civils vers le Rwanda

 

Le groupe armé du M23, qui contrôle actuellement la ville de Goma dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), a procédé samedi 17 mai à l’expulsion de plus de 300 personnes, qu’il accuse d’être des ressortissants rwandais en situation irrégulière.

Lundi précédent, les combattants du M23 avaient présenté à la presse 181 hommes de tous âges, rassemblés sur la pelouse du stade de l’Unité, à Goma, les qualifiant de « sujets rwandais illégalement installés » selon les termes de leur porte-parole militaire, Willy Ngoma. Ces hommes détenaient des documents d’identité congolais, que le M23 affirme être des faux. Les papiers ont été brûlés publiquement sur place.

Peu après, plusieurs centaines de femmes et d’enfants — les familles des hommes interpellés — ont été transportés au stade à bord de camions affrétés par le groupe rebelle. Parmi les personnes désignées comme rwandaises figure un homme âgé, prénommé Eric, qui a déclaré à l’AFP être natif de Karenga, une localité du Nord-Kivu réputée pour être un bastion des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), une milice formée d’anciens responsables hutu impliqués dans le génocide de 1994.

Transfert à la frontière rwandaise

Le samedi matin, un convoi transportant environ 360 personnes a quitté Goma en direction de Rubavu, au Rwanda, a confirmé Eujin Byun, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). L’agence a rappelé que tout retour de réfugiés doit être volontaire, sécurisé et réalisé dans la dignité, conformément au droit international et au principe de non-refoulement.

À leur arrivée à Rubavu, le maire du district, Prosper Mulindwa, a déclaré à la presse que les autorités rwandaises s’engageaient à « réintégrer ces personnes dans la société, avec les mêmes droits et responsabilités que les autres citoyens ».

Le M23, soutenu par Kigali selon de nombreuses sources internationales, accuse régulièrement Kinshasa de collaborer avec les FDLR. Cette accusation sert de justification à son offensive armée dans l’est de la RDC. D’après plusieurs sources humanitaires et sécuritaires, la majorité des familles expulsées étaient installées dans un centre pour déplacés à Saké, après avoir fui leur village d’origine, Karenga, désormais inaccessible depuis la prise de Goma par les rebelles.

Déjà en mars dernier, le M23 avait remis à Kigali vingt hommes présentés comme des combattants FDLR capturés. Ils portaient alors des uniformes des Forces armées congolaises (FARDC), ce que Kinshasa avait dénoncé comme une « mise en scène » destinée à discréditer son armée.