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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Restitution des Chagos : la cérémonie suspendue in extremis par une décision de justice

 

Ce jeudi 22 mai 2025 devait marquer un tournant historique : la signature officielle de la restitution de l’archipel des Chagos à l’Île Maurice par le Royaume-Uni. Mais à la surprise générale, le processus a été suspendu dans la matinée, à la suite d’une décision rendue par un juge à Londres. En cause : une requête déposée dans la nuit par une Chagossienne opposée aux modalités de l’accord.

La cérémonie, prévue virtuellement dans la journée, devait consacrer le retour de l’archipel sous souveraineté mauricienne, mettant ainsi fin à plus d’un demi-siècle d’exil pour les Chagossiens. Mais une action en justice a été introduite quelques heures avant la signature, remettant tout le processus en question.

Une restitution controversée

Au cœur de la discorde : la question de Diego Garcia, la plus grande île de l’archipel, qui abrite une importante base militaire anglo-américaine. Si les Chagossiens réclament massivement le droit de retrouver leur terre natale, nombreux sont ceux qui s’opposent à tout accord laissant Diego Garcia sous contrôle étranger. L’accord prévoyait pourtant le maintien de cette base, en échange d’une compensation financière versée par les États-Unis et le Royaume-Uni à l’Île Maurice.

Depuis le début des discussions, les négociateurs britanniques ont posé une condition claire : la restitution est envisageable, mais uniquement si Diego Garcia reste un « porte-avions stratégique » dans l’océan Indien. Cette position continue de diviser profondément les descendants des exilés.

Un passé colonial toujours présent

Rappelons qu’en 1965, un an avant l’indépendance de l’Île Maurice, le Royaume-Uni avait détaché l’archipel des Chagos pour le maintenir sous contrôle britannique. Entre 1966 et 1973, les insulaires furent expulsés, principalement vers l’Île Maurice, les Seychelles et le Royaume-Uni. Depuis, les Chagossiens vivent en exil, sans cesse en quête de reconnaissance et de justice.

Un bail de 99 ans en toile de fond

Les négociations récentes prévoyaient un bail de 99 ans pour la base de Diego Garcia, avec possibilité de renouvellement. Bien que les termes financiers exacts restent confidentiels, des sources proches du dossier évoquent des sommes considérables promises à l’Île Maurice. Ce compromis visait à conclure des décennies de débats diplomatiques tendus. Mais la contestation de certaines familles chagossiennes remet tout en question.

Un archipel toujours sans avenir clair

La décision judiciaire prise ce jeudi illustre à quel point le dossier reste sensible. Certaines familles souhaitent que l’archipel reste britannique, d’autres rejettent catégoriquement un accord qui exclurait Diego Garcia de la restitution. Alors que le gouvernement mauricien espérait tourner la page, la réalité du terrain et les fractures au sein de la communauté chagossienne compliquent la conclusion d’un accord unanimement accepté.

Pour l’heure, la signature est suspendue. Et l’avenir des Chagos, une fois de plus, demeure en suspens.