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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Tahiti : le film documentaire "Il n’y a pas de ukulélé triste"

 

Un voyage musical et culturel à travers le Pacifique

Le documentaire Il n’y a pas de ukulélé triste, signé Antoine Laguerre, nous embarque dans une odyssée joyeuse à la découverte du ukulélé, ce petit instrument à cordes devenu l’un des symboles de la convivialité insulaire. De ses origines portugaises à son adoption passionnée en Polynésie française, le film retrace une histoire musicale universelle, vibrante d’émotion et de partage.

Tout commence en août 1879, lorsque le navire Ravenscrag accoste à Honolulu avec à son bord 423 migrants venus de Madère. Parmi eux, trois ébénistes transportent une braguinha, une petite guitare portugaise. Ce sera l’ancêtre du ukulélé. Très vite, l’instrument séduit les Hawaïens, jusque-là adeptes de percussions et de flûtes nasales. La découverte de l’« harmonie » introduit une nouvelle palette sonore, qui émerveille. L’un des musiciens portugais, virtuose de la braguinha, contribue à cet engouement. Le roi David Kalakaua en fait son instrument favori, allant jusqu’à faire apposer une couronne sur le manche des ukulélés royaux.

Le ukulélé entame alors sa conquête du monde. Hollywood s’en empare, et il devient un compagnon de scène de stars comme Marilyn Monroe, Elvis Presley ou encore Laurel et Hardy. Même Neil Armstrong, après son retour de la Lune, en jouait dans les coulisses de l’histoire.

Le ukulélé, cœur battant de la Polynésie

En Polynésie française, le ukulélé s’est transformé et enrichi d’un savoir-faire unique. À Tahiti, il est devenu un élément central des bringues, ces rassemblements festifs où la musique rythme les rires et les chants. Taillé autrefois dans une seule pièce de bois, avec une peau de requin tendue pour faire résonner le son et des fils de pêche comme cordes, l’instrument a été entièrement réinventé par les artisans locaux. Encore aujourd’hui, ces luthiers polynésiens transmettent leur savoir-faire de génération en génération.

À Raiatea, le documentaire rend hommage à Vehia Paraue, figure légendaire du ukulélé tahitien. Sa technique unique du trémolo a bouleversé l’esthétique de l’instrument, inspirant toute une génération de musiciens à travers le Pacifique. Si la transmission se fait encore dans les cercles familiaux, des écoles et ateliers urbains s’efforcent désormais de faire vivre cette tradition musicale.

Du son à l’âme

Le voyage se poursuit jusqu’aux îles Cook, où le ukalélé, souvent fabriqué à partir de demi-noix de coco, est à la fois un moyen de subsistance et un vecteur de culture. Des artistes comme Abraham Tauta et Ana Maine ont défié les conventions pour en faire un art à part entière, jouant sur scène, dans les rues ou lors de cérémonies communautaires.

Qu’importe sa forme, son nom ou l’île où il résonne, le ukulélé reste un instrument porteur de joie. Dans chaque recoin du fenua, il incarne l’hospitalité, le partage et l’esprit des îles.

Écrit et réalisé par Antoine Laguerre
Production La Compagnie des Taxi-Brousse
Avec la participation de France Télévisions, TV5 Monde
Directeur des contenus Outre-mer Laurent Corteel
Directeur adjoint des documentaires Sophiane Tilikete
Responsable de programmes Gabrielle Lorne