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Lancement de l'ECO la monnaie commune de la CEDEAO pour 2027

Réunis à Lungi, en Sierra Leone, les chefs d'État de la CEDEAO ont réaffirmé leur ambition de lancer la monnaie unique ECO en 2027 — mais en acceptant, cette fois, de composer avec les réalités du terrain plutôt qu'avec le calendrier. Le sommet de Lungi n'a pas produit de rupture spectaculaire, mais un ajustement de méthode qui en dit long sur l'état réel du projet monétaire ouest-africain. Les dirigeants de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest ont confirmé l'objectif de 2027 pour le lancement de l'ECO, tout en actant un principe qui aurait pu être énoncé bien plus tôt : seuls les pays remplissant les critères de convergence macroéconomique entreront dans le dispositif au démarrage. Les autres suivront, accompagnés, à leur rythme. Une convergence qui reste le nœud du problème Ce basculement vers une entrée progressive n'est pas un simple ajustement technique. Il acte l'échec, au moins provisoire, d'une approche unifor...

Wallis-et-Futuna : le Sénat adopte à l’unanimité le transfert des enseignants dans la fonction publique d’État

Le Sénat a adopté, lundi 19 mai, à l’unanimité, le projet de loi actant l’intégration des enseignants du primaire de Wallis-et-Futuna dans la fonction publique d’État. Une étape majeure, deux ans après l’engagement pris par le gouvernement, qui vise à mettre fin à une situation jugée "anormale" depuis plus d’un demi-siècle.

Jusqu’ici, les instituteurs du territoire dépendaient de la mission catholique, en vertu d’un accord remontant à 1969. Avec cette loi, l’État reprend la main sur la gestion des personnels éducatifs du premier degré dans l’archipel. "Il est temps que l’État retrouve la plénitude de ses compétences à Wallis-et-Futuna", a déclaré la ministre de l’Éducation nationale, Élisabeth Borne, venue défendre le texte au Sénat.

Une réforme attendue, portée par la mobilisation des enseignants

Le transfert devrait bénéficier à 116 enseignants, qui avaient mené une grève de deux mois et demi en 2023 pour exiger ce changement statutaire. La réforme leur garantit de meilleures perspectives de carrière et un alignement avec les droits des fonctionnaires d’État. Elle répond également à un enjeu éducatif majeur : le niveau scolaire des élèves entrant au collège reste très inférieur à la moyenne nationale.

La loi autorise le gouvernement à prendre une ordonnance pour rattacher juridiquement ces personnels au ministère de l’Éducation nationale, avant l’expiration, le 5 juin prochain, de la concession accordée à la mission catholique.

Le cas épineux des personnels non-enseignants

Si le texte a été salué comme une avancée, il laisse en suspens la situation des personnels non-enseignants travaillant dans les écoles primaires. Le sénateur de Wallis-et-Futuna, Mikaele Kulimoetoke (RDPI), a dénoncé à la tribune "une rupture d’égalité" entre les personnels. Il a demandé que les agents non-enseignants soient également intégrés dans la fonction publique, en fonction de leurs qualifications.

La ministre a répondu que ces agents se verraient proposer un statut de contractuel de l’État, tout en assurant qu’un décret viendrait clarifier leur situation. "Il ne s’agit pas d’un blocage politique, mais technique", a-t-elle précisé.

Dernière étape : le vote à l’Assemblée nationale

Le projet de loi, modifié à la marge en commission pour garantir l’inclusion de tous les enseignants – quel que soit leur niveau de diplôme –, doit désormais être examiné par l’Assemblée nationale. Les députés pourraient se prononcer dès le lundi 26 mai. En cas de vote dans les mêmes termes que le Sénat, le texte serait définitivement adopté sans besoin de passage en commission mixte paritaire.

Une réforme historique se profile donc pour l’archipel, avec l’espoir qu’elle ne laisse personne de côté.