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Lancement de l'ECO la monnaie commune de la CEDEAO pour 2027

Réunis à Lungi, en Sierra Leone, les chefs d'État de la CEDEAO ont réaffirmé leur ambition de lancer la monnaie unique ECO en 2027 — mais en acceptant, cette fois, de composer avec les réalités du terrain plutôt qu'avec le calendrier. Le sommet de Lungi n'a pas produit de rupture spectaculaire, mais un ajustement de méthode qui en dit long sur l'état réel du projet monétaire ouest-africain. Les dirigeants de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest ont confirmé l'objectif de 2027 pour le lancement de l'ECO, tout en actant un principe qui aurait pu être énoncé bien plus tôt : seuls les pays remplissant les critères de convergence macroéconomique entreront dans le dispositif au démarrage. Les autres suivront, accompagnés, à leur rythme. Une convergence qui reste le nœud du problème Ce basculement vers une entrée progressive n'est pas un simple ajustement technique. Il acte l'échec, au moins provisoire, d'une approche unifor...

RDC: la suspension des exportations de cobalt prolongée de trois mois

 

La République démocratique du Congo a annoncé, samedi 21 juin, la prolongation de la suspension des exportations de cobalt pour une durée supplémentaire de trois mois. En vigueur depuis février, cette mesure vise à enrayer la chute spectaculaire des prix de ce minerai stratégique, essentiel à la fabrication des batteries pour véhicules électriques.

Le cobalt, dont la RDC assure environ 70 % de la production mondiale, a vu son cours s’effondrer en deux ans, passant de plus de 80 000 dollars à près de 33 000 dollars la tonne. Une baisse vertigineuse qui fragilise lourdement l’économie congolaise, où ce minerai représente jusqu’à 20 % des recettes d’exportation.

L’Autorité de régulation des minerais stratégiques (ARECOMS) justifie la prolongation de l’interdiction par la persistance d’un excédent de stock sur le marché international. Elle prévoit de trancher d’ici septembre sur une éventuelle levée, reconduction ou adaptation de la mesure.

Parallèlement, le gouvernement congolais envisage l’instauration de quotas d’exportation afin de mieux contrôler les flux et stabiliser les prix. Une initiative soutenue par certains groupes miniers, comme le suisse Glencore, mais qui suscite l’opposition d’autres acteurs majeurs, notamment le groupe chinois CMOC.

Ce bras de fer se joue dans un contexte de transition énergétique mondiale, où la demande en cobalt est appelée à croître rapidement avec l’expansion de la mobilité électrique. Kinshasa entend ainsi renforcer sa position et son influence sur un marché en pleine mutation.