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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Haïti : l’Assemblée nationale appelle à étudier le processus de restitution de la « double dette » imposée au XIXe siècle

Jeudi, l’Assemblée nationale a adopté une proposition de résolution invitant le gouvernement français à examiner le processus de restitution de la dette imposée à Haïti au XIXe siècle, en échange de la reconnaissance de son indépendance par la France.

Ce texte, porté par le groupe Gauche démocrate et républicaine (GDR), composé de députés communistes et ultramarins, a été adopté à une large majorité de 53 voix contre 9. Les votes défavorables sont venus des élus du Rassemblement national (RN) et de son allié, le groupe UDR.

La résolution appelle l’État français à reconnaître l’injustice historique infligée à Haïti, à en mesurer les conséquences, et à envisager une réponse à la hauteur des demandes de réparations. Elle recommande notamment la création d’une commission indépendante et le soutien aux initiatives mémorielles, en particulier celles menées conjointement par la France et Haïti dans une perspective de justice réparatrice.

En 1825, sous la pression militaire de la France, Haïti accepta de verser 150 millions de francs-or à l’ancien royaume colonial en compensation des pertes subies par les colons français après l’abolition de l’esclavage et l’indépendance haïtienne, proclamée dès 1804. Cette somme fut réduite à 90 millions en 1838, mais pour s’en acquitter, la jeune république caribéenne dut contracter des emprunts à des taux exorbitants auprès de banques françaises. Le paiement de cette « double dette » – à la fois envers la France et ses créanciers – s’étala jusqu’en 1952.

Selon la Fondation pour la mémoire de l’esclavage (FME), cette mécanique d’endettement a durablement asphyxié l’économie haïtienne, piégeant le pays dans une spirale de dépendance néocoloniale dont il ne s’est jamais réellement relevé.

Le 17 avril dernier, le président Emmanuel Macron a annoncé la mise en place d’une commission franco-haïtienne chargée d’évaluer l’impact de cette indemnité sur le développement du pays. Toutefois, il n’a pas explicitement évoqué la question des réparations financières, longtemps réclamées par les autorités haïtiennes.

Dès 2003, l’ancien président Jean-Bertrand Aristide avait évalué le montant de cette « double dette » à 21,7 milliards de dollars, relançant le débat international autour des réparations coloniales.

Le gouvernement, représenté à l’Assemblée par Thani Mohamed Soilihi, ministre chargé de la Francophonie, a émis un avis de sagesse sur cette proposition.

De son côté, le député RN Emeric Salmon s’est fermement opposé au texte, avançant que toute reconnaissance ou restitution risquerait de créer un précédent dangereux, susceptible de provoquer une vague de revendications similaires à travers le monde, mettant en péril l’équilibre diplomatique et économique global.