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Lancement de l'ECO la monnaie commune de la CEDEAO pour 2027

Réunis à Lungi, en Sierra Leone, les chefs d'État de la CEDEAO ont réaffirmé leur ambition de lancer la monnaie unique ECO en 2027 — mais en acceptant, cette fois, de composer avec les réalités du terrain plutôt qu'avec le calendrier. Le sommet de Lungi n'a pas produit de rupture spectaculaire, mais un ajustement de méthode qui en dit long sur l'état réel du projet monétaire ouest-africain. Les dirigeants de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest ont confirmé l'objectif de 2027 pour le lancement de l'ECO, tout en actant un principe qui aurait pu être énoncé bien plus tôt : seuls les pays remplissant les critères de convergence macroéconomique entreront dans le dispositif au démarrage. Les autres suivront, accompagnés, à leur rythme. Une convergence qui reste le nœud du problème Ce basculement vers une entrée progressive n'est pas un simple ajustement technique. Il acte l'échec, au moins provisoire, d'une approche unifor...

Invasion massive de sargasses : La Désirade coupée du monde, la solidarité s'organise

 

Les habitants de La Désirade font face à une situation critique. Depuis plusieurs jours, d’imposants bancs de sargasses envahissent les côtes de l’île, rendant le port impraticable et interrompant les liaisons maritimes. Le maire, Loïc Tonton, évoque des "échouages surdimensionnés" qui isolent totalement l’île du reste de la Guadeloupe.

Plus aucun bateau ne peut accoster. Les sargasses, transportées par les courants, arrivent par vagues régulières, compliquant toute tentative de ravitaillement. Face à cette urgence, plusieurs réunions de crise ont été organisées, et le maire s’est adressé à la population jeudi 26 juin via les réseaux sociaux.

Des renforts techniques en approche

Pour faire face à la situation, un "Sargator" – équipement dédié à la collecte des algues – arrivera prochainement par fret, afin de renforcer les opérations déjà en cours, notamment en mer. Une pelle mécanique à long bras est également attendue pour extraire les sargasses accumulées sur la "bande sableuse derrière le cimetière", une zone où le sable empêche l’évacuation naturelle des algues. Le maire a précisé que ce banc de sable sera "cassé" pour éviter que ce phénomène ne se reproduise.

Par ailleurs, une autre péniche est mobilisée pour acheminer des denrées alimentaires et ravitailler l’île.

Santé : des mesures d’urgence

La situation sanitaire préoccupait également les habitants, après l’interruption des soins assurés par l’association "Ti Kaz", dont les agents ont exercé leur droit de retrait. Une nouvelle équipe médicale est attendue dès lundi 30 juin pour assurer la continuité des soins.

En attendant, la pharmacie de La Désirade a mis en place un dispositif exceptionnel. En lien avec son fournisseur principal, une opération de livraison aérienne a permis l’acheminement en urgence des traitements essentiels, réceptionnés ce jeudi. Un petit stock de sécurité a aussi été constitué pour parer à toute nouvelle rupture.

Des conditions encore incertaines

Les prévisions météorologiques n’annoncent aucune amélioration à court terme. Les masses de sargasses restent importantes à l’est de l’archipel, avec des risques élevés d’échouements sur le nord de la Grande-Terre, La Désirade en priorité, puis la côte Au-Vent de la Basse-Terre. Aucune zone exposée aux alizés ne semble à l’abri pour le week-end à venir.

Les autorités estiment que l’activité sargasse atteindra son pic au cours des deux prochaines semaines.

Un espoir pour les liaisons maritimes

Bonne nouvelle malgré tout : ce vendredi 27 juin, la Comidile – l’un des opérateurs de la liaison maritime – a annoncé des avancées suite à une réunion entre la Préfecture, la Direction de la Mer, le Conseil départemental et la municipalité. Des moyens supplémentaires ont été promis pour faciliter la navigation.

Une légère amélioration dans l’état du port permet d’envisager une reprise progressive des rotations, avec un service minimum dès ce vendredi.