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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Journée mondiale de l’océan : sensibiliser, protéger, agir

 

Ce dimanche 8 juin marque la Journée mondiale de l’océan, une date symbolique née lors du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro, en 1992. L’objectif : célébrer l’océan, alerter sur son rôle vital dans l’équilibre de la planète et rappeler l’urgence de le protéger.

Trente-trois ans plus tard, si les discours évoluent, les actes peinent à suivre. Ce 9 juin s’ouvrira à Nice la troisième Conférence des Nations unies sur l’océan (UNOC-3). Un événement attendu, mais dont les ambitions affichées déçoivent déjà une partie des organisations environnementales.

Un géant méconnu

Recouvrant plus de 70 % de la surface terrestre, l’océan produit au moins 50 % de l’oxygène que nous respirons et constitue la principale source de protéines pour plus d’un milliard de personnes. Il héberge une biodiversité d’une richesse inouïe, encore largement inexplorée : seules 25 % de ses profondeurs ont été cartographiées, et à peine 5 % réellement explorées.

Des ressources vitales… épuisées

Les menaces, elles, sont bien connues. La surpêche a conduit à l’épuisement de 90 % des populations de gros poissons. La moitié des récifs coralliens est déjà détruite. La ruée vers ses ressources – énergétiques, biologiques, minières – couplée aux rivalités géopolitiques, met l’océan sous pression constante.

Des outils émergent pour mieux comprendre ce monde encore opaque. Le programme international Argo, lancé dans les années 2000, mobilise 4 000 flotteurs autonomes pour surveiller température, salinité et paramètres biogéochimiques. Un pas vers une meilleure connaissance, mais qui reste insuffisant face à l’ampleur des enjeux.

Une journée pour alerter… et mobiliser

La Journée mondiale de l’océan vise à sensibiliser aux conséquences des activités humaines, à encourager des pratiques plus durables et à fédérer les énergies autour d’une gouvernance plus responsable. Mais l’heure est venue de dépasser les slogans.

Les premières fuites sur le projet de déclaration de l’UNOC-3 laissent déjà craindre un manque cruel d’ambition. Les mots seuls ne suffisent plus : les États doivent désormais prendre leurs responsabilités.

En attendant, des initiatives locales tentent de garder le cap. À l’occasion de cette journée, l’Office de l’Eau organise une matinée d’animation sur l’esplanade de la Datcha, ce dimanche 8 juin. L’occasion, pour petits et grands, de renouer le lien avec cet univers fragile, fascinant… et en danger.