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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Kanaky : le parquet de Paris s’oppose à la libération du leader indépendantiste Christian Tein

Les juges d'instruction parisiens en charge de l'enquête sur les émeutes meurtrières survenues en mai 2024 en Nouvelle-Calédonie ont ordonné, mardi 3 juin, la remise en liberté sous contrôle judiciaire de Christian Tein, figure centrale du mouvement indépendantiste. Mais le parquet de Paris s’y est immédiatement opposé, a appris l’AFP de source proche du dossier.

Âgé de 57 ans, Christian Tein avait été interrogé le 27 mai dernier par trois juges d’instruction. Ces derniers ont estimé qu’il pouvait bénéficier d’une libération encadrée, assortie de conditions strictes : interdiction de se rendre en Nouvelle-Calédonie et de tout contact avec treize autres protagonistes de l’affaire.

Les magistrats ont jugé qu’à ce stade de la procédure, rien ne permettait d’établir que Tein ou les autres mis en examen aient planifié un attroupement armé ou constitué un groupement en vue de violences. Ils ont également souligné l’éloignement géographique important – plus de 16 500 kilomètres – entre Christian Tein, actuellement détenu en métropole, et la Nouvelle-Calédonie.

Cependant, le parquet de Paris s’oppose à cette décision, considérant que le chef de la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT) aurait joué un rôle central dans l’organisation d’actions violentes dirigées contre l’État. Selon l’accusation, sa remise en liberté pourrait lui permettre de rejoindre clandestinement la Nouvelle-Calédonie avec l’aide de complices et ainsi échapper à la justice.

Un juge de la cour d’appel de Paris devra se prononcer dans les 48 heures sur une éventuelle suspension de l’ordonnance de mise en liberté. Si la suspension est décidée, Christian Tein resterait incarcéré en attendant que la chambre de l’instruction tranche sur le fond, dans un délai de dix jours.

Dans un communiqué, ses avocats – Me François Roux, Me Pierre Ortet et Me Florian Medico – ont salué "la nouvelle lecture du dossier" opérée par les juges d'instruction, tout en dénonçant une position du parquet "totalement déconnectée des éléments de la procédure".

Christian Tein est soupçonné d’être l’un des instigateurs des émeutes qui ont éclaté le 13 mai 2024, entraînant la mort de 14 personnes et causant plus de deux milliards d’euros de dégâts matériels. Comme dix autres membres de la CCAT, il a été mis en examen pour des faits graves : complicité de tentatives de meurtres, association de malfaiteurs, participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des destructions, vols à main armée et destructions en bande organisée.

Initialement ouverte à Nouméa, l’information judiciaire a été dépaysée en janvier 2025 vers Paris, où elle est désormais instruite.