À LA UNE

Lancement de l'ECO la monnaie commune de la CEDEAO pour 2027

Réunis à Lungi, en Sierra Leone, les chefs d'État de la CEDEAO ont réaffirmé leur ambition de lancer la monnaie unique ECO en 2027 — mais en acceptant, cette fois, de composer avec les réalités du terrain plutôt qu'avec le calendrier. Le sommet de Lungi n'a pas produit de rupture spectaculaire, mais un ajustement de méthode qui en dit long sur l'état réel du projet monétaire ouest-africain. Les dirigeants de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest ont confirmé l'objectif de 2027 pour le lancement de l'ECO, tout en actant un principe qui aurait pu être énoncé bien plus tôt : seuls les pays remplissant les critères de convergence macroéconomique entreront dans le dispositif au démarrage. Les autres suivront, accompagnés, à leur rythme. Une convergence qui reste le nœud du problème Ce basculement vers une entrée progressive n'est pas un simple ajustement technique. Il acte l'échec, au moins provisoire, d'une approche unifor...

Kanaky : légère baisse des prix en mai, mais l’alimentation continue de grimper

 

Les prix à la consommation des ménages ont légèrement reculé de 0,2 % en mai 2025, selon les données publiées cette semaine par l’Institut de la statistique et des études économiques (ISEE). Mais cette baisse globale masque une réalité plus difficile pour les consommateurs : les prix de l’alimentation poursuivent leur hausse.

Dans les rayons, les promotions comme repère

Face à l’augmentation du coût des produits alimentaires, les Calédoniens adaptent leurs habitudes. « Je regarde s’il y a une promotion, même si ailleurs il y a plus de quantité. Là, il y a huit sachets en promo à 150 francs, plus loin six sachets… mais je vais quand même prendre la promo », explique Chloé Sapari, cliente dans un supermarché.

Comme elle, nombreux sont ceux qui scrutent désormais les étiquettes et ajustent leurs achats. « Avant, on faisait nos courses selon les recettes prévues pour la semaine. Aujourd’hui, c’est l’inverse : on cuisine en fonction des promotions et des produits à prix réduit », confie-t-elle.

L’alimentation en hausse constante

Alors que l’indice général des prix a reculé de 0,2 % en mai, les produits alimentaires ont, eux, augmenté de 0,3 % (après +0,1 % en avril).
Sur un an, la tendance est plus marquée : +5,9 % pour les prix de l’alimentation. Cette inflation touche d’autant plus durement les ménages les plus modestes, pour qui l’augmentation des prix est deux fois plus importante, selon les estimations spécifiques de l’ISEE.

Une dynamique post-crise encore visible

Depuis les événements de mai 2024, les tensions sur les prix restent palpables. L’indice général hors tabac affiche une hausse annuelle de 1,6 %. L’impact de l’inflation alimentaire est particulièrement notable dans un contexte où les revenus les plus faibles consacrent une part importante de leur budget à l’alimentation.

Face à cette situation, les comportements d’achat évoluent : promotions, achats anti-gaspillage, cuisine d’opportunité... Autant de stratégies déployées pour contenir le poids croissant des courses dans les dépenses des foyers.