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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Le Gabon interdira l’exportation de manganèse brut à partir de 2029

 

À compter du 1er janvier 2029, le Gabon mettra fin à l’exportation de manganèse brut. Cette décision stratégique vise à rompre avec le modèle extractif hérité de la période coloniale et à amorcer une véritable industrialisation du pays.

Deuxième producteur mondial de manganèse, derrière l’Afrique du Sud, le Gabon entend désormais transformer localement ses matières premières pour renforcer sa souveraineté économique. Aux côtés du pétrole et du bois, le manganèse constitue l’un des piliers des recettes nationales.

Un tournant économique majeur

Le décret présidentiel précise que cette interdiction s’inscrit dans une nouvelle politique industrielle centrée sur la transformation locale, la montée en compétence de la main-d’œuvre nationale, le contrôle des chaînes de valeur technologiques et la consolidation des recettes fiscales.

« Il est temps que le Gabon cesse d’exporter sa richesse à l’état brut et investisse dans la création de valeur sur son propre sol », a déclaré le président Brice Oligui Nguema, qui a également annoncé une période de transition de trois ans afin de permettre aux opérateurs miniers de s’adapter et de réaliser les investissements nécessaires.

Un enjeu pour les grands acteurs du secteur

Le groupe français Eramet, qui exploite la mine de Moanda dans l’est du pays — l’un des plus grands gisements au monde —, est directement concerné. À lui seul, ce site représente environ 15 % de la production mondiale de manganèse. La mesure impose au groupe et à ses partenaires industriels de revoir leur modèle économique et d’investir dans des unités de transformation sur le territoire gabonais.

Un défi énergétique à relever

Transformer localement le minerai nécessite une énergie abondante et fiable. Pour répondre à cette exigence, le gouvernement a confirmé que plusieurs projets d’infrastructures énergétiques sont à l’étude, notamment un barrage hydroélectrique de 600 mégawatts ainsi que la construction de centrales à gaz.

Une source proche du ministère des Mines a souligné que ces projets visent à garantir l’autonomie énergétique indispensable à l’essor d’une industrie minière de transformation durable.

Ce virage économique ambitieux pourrait faire du Gabon un modèle africain de valorisation locale des ressources naturelles, en rupture avec une tradition de dépendance aux matières premières non transformées. Reste à savoir si les partenaires industriels suivront le rythme imposé par l’État gabonais.