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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Le Mali interdit son espace aérien aux avions ayant survolé l’Algérie : Air France confirme des restrictions

« Depuis avril un NOTAM malien interdit le survol de l’espace malien à tout appareil dont la route a survolé ou prévoit de survoler l’espace algérien », confirme Air France

Depuis avril 2025, le Mali a mis en place une interdiction de survol de son espace aérien visant tous les avions ayant traversé, ou prévoyant de traverser, l’espace aérien algérien. L’information a été confirmée par la compagnie Air France, qui a dû adapter certains de ses plans de vol.

« Depuis avril, un NOTAM malien interdit le survol de l’espace malien à tout appareil dont la route a survolé ou prévoit de survoler l’espace algérien », a précisé Air France.

Un NOTAM (Notice to Airmen) est un message officiel diffusé par les autorités de l’aviation civile pour signaler aux pilotes des changements ou restrictions affectant la sécurité ou la réglementation aérienne. Cette mesure malienne, inhabituelle dans le trafic aérien international, oblige les compagnies desservant l’Afrique de l’Ouest à réviser leurs itinéraires et à éviter l’espace malien si leur plan de vol implique un passage au-dessus de l’Algérie.

Un contexte régional tendu

Cette décision semble s’inscrire dans un contexte diplomatique régional tendu. Les relations entre le Mali et l’Algérie se sont considérablement dégradées ces derniers mois, notamment autour du dossier du nord malien, de la médiation algérienne dans le conflit touareg, et des soupçons d'ingérence mutuelle.

Bien que Bamako n’ait pas encore officiellement communiqué sur les raisons précises de cette mesure, cette fermeture partielle de son ciel apparaît comme une réaction politique à l’égard d’Alger. Elle complique également les opérations des compagnies aériennes européennes et africaines, contraintes de recalculer leurs routes pour éviter une double interdiction croisée.

Impact sur les compagnies aériennes

Air France, qui dessert plusieurs destinations en Afrique de l’Ouest et centrale, a confirmé avoir dû ajuster ses trajets pour tenir compte des nouvelles restrictions. La compagnie n’est pas la seule concernée : plusieurs transporteurs internationaux, notamment africains, pourraient être affectés par cette mesure, surtout si leurs itinéraires habituels impliquent un passage par l’espace algérien avant de traverser le Mali.

Cette fermeture ciblée du ciel malien souligne combien les tensions géopolitiques peuvent avoir des répercussions directes sur la logistique du transport aérien, dans une région déjà marquée par des insécurités persistantes et des redéploiements militaires.