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Lancement de l'ECO la monnaie commune de la CEDEAO pour 2027

Réunis à Lungi, en Sierra Leone, les chefs d'État de la CEDEAO ont réaffirmé leur ambition de lancer la monnaie unique ECO en 2027 — mais en acceptant, cette fois, de composer avec les réalités du terrain plutôt qu'avec le calendrier. Le sommet de Lungi n'a pas produit de rupture spectaculaire, mais un ajustement de méthode qui en dit long sur l'état réel du projet monétaire ouest-africain. Les dirigeants de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest ont confirmé l'objectif de 2027 pour le lancement de l'ECO, tout en actant un principe qui aurait pu être énoncé bien plus tôt : seuls les pays remplissant les critères de convergence macroéconomique entreront dans le dispositif au démarrage. Les autres suivront, accompagnés, à leur rythme. Une convergence qui reste le nœud du problème Ce basculement vers une entrée progressive n'est pas un simple ajustement technique. Il acte l'échec, au moins provisoire, d'une approche unifor...

Le Mali interdit son espace aérien aux avions ayant survolé l’Algérie : Air France confirme des restrictions

« Depuis avril un NOTAM malien interdit le survol de l’espace malien à tout appareil dont la route a survolé ou prévoit de survoler l’espace algérien », confirme Air France

Depuis avril 2025, le Mali a mis en place une interdiction de survol de son espace aérien visant tous les avions ayant traversé, ou prévoyant de traverser, l’espace aérien algérien. L’information a été confirmée par la compagnie Air France, qui a dû adapter certains de ses plans de vol.

« Depuis avril, un NOTAM malien interdit le survol de l’espace malien à tout appareil dont la route a survolé ou prévoit de survoler l’espace algérien », a précisé Air France.

Un NOTAM (Notice to Airmen) est un message officiel diffusé par les autorités de l’aviation civile pour signaler aux pilotes des changements ou restrictions affectant la sécurité ou la réglementation aérienne. Cette mesure malienne, inhabituelle dans le trafic aérien international, oblige les compagnies desservant l’Afrique de l’Ouest à réviser leurs itinéraires et à éviter l’espace malien si leur plan de vol implique un passage au-dessus de l’Algérie.

Un contexte régional tendu

Cette décision semble s’inscrire dans un contexte diplomatique régional tendu. Les relations entre le Mali et l’Algérie se sont considérablement dégradées ces derniers mois, notamment autour du dossier du nord malien, de la médiation algérienne dans le conflit touareg, et des soupçons d'ingérence mutuelle.

Bien que Bamako n’ait pas encore officiellement communiqué sur les raisons précises de cette mesure, cette fermeture partielle de son ciel apparaît comme une réaction politique à l’égard d’Alger. Elle complique également les opérations des compagnies aériennes européennes et africaines, contraintes de recalculer leurs routes pour éviter une double interdiction croisée.

Impact sur les compagnies aériennes

Air France, qui dessert plusieurs destinations en Afrique de l’Ouest et centrale, a confirmé avoir dû ajuster ses trajets pour tenir compte des nouvelles restrictions. La compagnie n’est pas la seule concernée : plusieurs transporteurs internationaux, notamment africains, pourraient être affectés par cette mesure, surtout si leurs itinéraires habituels impliquent un passage par l’espace algérien avant de traverser le Mali.

Cette fermeture ciblée du ciel malien souligne combien les tensions géopolitiques peuvent avoir des répercussions directes sur la logistique du transport aérien, dans une région déjà marquée par des insécurités persistantes et des redéploiements militaires.