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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Madagascar : la hausse du prix du gaz inquiète les ménages et les ONG

 

Depuis le 29 mai 2025, les prix du gaz domestique ont connu une nouvelle flambée à Madagascar. La bouteille de 12,5 kg, largement utilisée dans les foyers, est passée de 96 000 à 98 000 ariary (soit de 18,53 à 18,92 euros). Une hausse qui, si elle peut paraître modeste en devise européenne, représente un fardeau important pour les ménages malgaches.

À titre de comparaison, le salaire mensuel médian était estimé à 108 250 ariary (22,50 €) en 2024. Ainsi, une seule bombonne peut désormais représenter près de 90 % d’un revenu mensuel moyen, ce qui soulève de vives inquiétudes quant à l’impact de cette inflation sur le pouvoir d’achat.

Une hausse justifiée par le fournisseur

Le principal fournisseur de gaz dans le pays explique cette augmentation par une conjoncture économique difficile. La dépréciation continue de l’ariary, la hausse des coûts du transport maritime, ainsi que le retard dans les remboursements de TVA auraient fragilisé l’équilibre financier de la filière, rendant nécessaire un ajustement des tarifs.

Tous les formats de bouteilles sont concernés :

  • La bouteille de 4 kg est passée de 30 000 à 31 000 Ar (5,79 à 5,99 €),

  • Celle de 9 kg a grimpé de 66 000 à 69 000 Ar (12,74 à 13,32 €),

  • La bouteille de 12,5 kg atteint désormais 98 000 Ar (18,92 €).

Un risque accru de retour au charbon de bois

Cette envolée des prix pourrait avoir des conséquences environnementales majeures. Les ONG tirent la sonnette d’alarme : la pression économique sur les foyers pourrait les pousser à revenir massivement à l’utilisation du charbon de bois, une pratique courante mais fortement destructrice pour les forêts malgaches.

« On craint un effet boomerang », alerte un bénévole engagé dans un programme de sensibilisation. « Après des années d’efforts pour inciter à l’abandon du charbon, cette hausse compromet tout. »

Même si le prix du sac de charbon a également augmenté, il reste bien plus abordable que le gaz. Dans un contexte de précarité généralisée, ce facteur économique risque d’annihiler les progrès réalisés en matière de lutte contre la déforestation.