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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Nouvelle-Zélande : l’aide aux îles Cook suspendue après un accord stratégique avec la Chine

 


Wellington a décidé de geler une aide de près de 1,2 milliard de francs Pacifique (environ 10 millions d’euros) destinée aux îles Cook, en réponse à la signature d’un partenariat controversé avec la Chine. L’accord, conclu en février, porte notamment sur le commerce et l’exploitation minière sous-marine. Il est perçu par la Nouvelle-Zélande comme un signal d’éloignement inquiétant de la part de ce petit État insulaire traditionnellement soutenu par Wellington.

Une alliance stratégique qui fait grincer des dents

La décision des îles Cook de sceller un partenariat stratégique avec Pékin a provoqué une onde de choc dans la région. Ce revirement diplomatique intervient alors que la Chine renforce activement sa présence dans le Pacifique, au grand dam de l’Australie, des États-Unis et de la Nouvelle-Zélande, qui s’inquiètent d’un déséquilibre régional croissant.

Dans ce contexte, Wellington met en pause son aide financière, exigeant des « gestes concrets » de l’archipel pour rétablir la confiance. Selon les autorités néo-zélandaises, la coopération avec la Chine, notamment dans les domaines sensibles comme les ressources minières, appelle à plus de transparence.

Une relation historique fragilisée

Les îles Cook et la Nouvelle-Zélande partagent une relation étroite fondée sur un accord de libre-association. Ce partenariat garantit aux Cookiens la nationalité néo-zélandaise, un accès facilité aux services publics de Wellington, ainsi qu’un soutien diplomatique et militaire.

Mais les autorités de l’archipel, fort de leurs 17 000 habitants, assument désormais leur volonté de diversifier leurs alliances internationales, mettant en avant la nécessité de sortir d’une dépendance exclusive à Wellington.

Pékin tisse sa toile dans le Pacifique

Le rapprochement avec la Chine s’inscrit dans une stratégie plus large de Pékin, qui multiplie les accords bilatéraux dans la région, notamment avec les îles Salomon et Kiribati. L’accès potentiel à des ressources minières sous-marines stratégiques alimente les tensions, et fait du Pacifique un théâtre de rivalités géopolitiques croissantes.

En suspendant son aide, la Nouvelle-Zélande veut envoyer un avertissement à ses voisins insulaires : s’engager avec la Chine peut avoir un coût diplomatique. Reste à savoir si ce gel poussera les îles Cook à revoir leur position, ou à poursuivre, résolument, leur pivot vers Pékin.