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Lancement de l'ECO la monnaie commune de la CEDEAO pour 2027

Réunis à Lungi, en Sierra Leone, les chefs d'État de la CEDEAO ont réaffirmé leur ambition de lancer la monnaie unique ECO en 2027 — mais en acceptant, cette fois, de composer avec les réalités du terrain plutôt qu'avec le calendrier. Le sommet de Lungi n'a pas produit de rupture spectaculaire, mais un ajustement de méthode qui en dit long sur l'état réel du projet monétaire ouest-africain. Les dirigeants de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest ont confirmé l'objectif de 2027 pour le lancement de l'ECO, tout en actant un principe qui aurait pu être énoncé bien plus tôt : seuls les pays remplissant les critères de convergence macroéconomique entreront dans le dispositif au démarrage. Les autres suivront, accompagnés, à leur rythme. Une convergence qui reste le nœud du problème Ce basculement vers une entrée progressive n'est pas un simple ajustement technique. Il acte l'échec, au moins provisoire, d'une approche unifor...

Nouvelle-Zélande : l’aide aux îles Cook suspendue après un accord stratégique avec la Chine

 


Wellington a décidé de geler une aide de près de 1,2 milliard de francs Pacifique (environ 10 millions d’euros) destinée aux îles Cook, en réponse à la signature d’un partenariat controversé avec la Chine. L’accord, conclu en février, porte notamment sur le commerce et l’exploitation minière sous-marine. Il est perçu par la Nouvelle-Zélande comme un signal d’éloignement inquiétant de la part de ce petit État insulaire traditionnellement soutenu par Wellington.

Une alliance stratégique qui fait grincer des dents

La décision des îles Cook de sceller un partenariat stratégique avec Pékin a provoqué une onde de choc dans la région. Ce revirement diplomatique intervient alors que la Chine renforce activement sa présence dans le Pacifique, au grand dam de l’Australie, des États-Unis et de la Nouvelle-Zélande, qui s’inquiètent d’un déséquilibre régional croissant.

Dans ce contexte, Wellington met en pause son aide financière, exigeant des « gestes concrets » de l’archipel pour rétablir la confiance. Selon les autorités néo-zélandaises, la coopération avec la Chine, notamment dans les domaines sensibles comme les ressources minières, appelle à plus de transparence.

Une relation historique fragilisée

Les îles Cook et la Nouvelle-Zélande partagent une relation étroite fondée sur un accord de libre-association. Ce partenariat garantit aux Cookiens la nationalité néo-zélandaise, un accès facilité aux services publics de Wellington, ainsi qu’un soutien diplomatique et militaire.

Mais les autorités de l’archipel, fort de leurs 17 000 habitants, assument désormais leur volonté de diversifier leurs alliances internationales, mettant en avant la nécessité de sortir d’une dépendance exclusive à Wellington.

Pékin tisse sa toile dans le Pacifique

Le rapprochement avec la Chine s’inscrit dans une stratégie plus large de Pékin, qui multiplie les accords bilatéraux dans la région, notamment avec les îles Salomon et Kiribati. L’accès potentiel à des ressources minières sous-marines stratégiques alimente les tensions, et fait du Pacifique un théâtre de rivalités géopolitiques croissantes.

En suspendant son aide, la Nouvelle-Zélande veut envoyer un avertissement à ses voisins insulaires : s’engager avec la Chine peut avoir un coût diplomatique. Reste à savoir si ce gel poussera les îles Cook à revoir leur position, ou à poursuivre, résolument, leur pivot vers Pékin.