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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Ouganda : la Banque mondiale reprend ses financements malgré une législation anti-LGBT controversée

 

Après une suspension décrétée en 2023, la Banque mondiale a annoncé la reprise de ses prêts à l’Ouganda. Cette décision intervient plus d’un an après l’adoption par Kampala d’une loi parmi les plus répressives au monde à l’égard des personnes LGBT, criminalisant non seulement les relations homosexuelles, mais aussi leur « promotion », et prévoyant même la peine de mort pour les cas dits d’« homosexualité aggravée » — une disposition qui, bien qu’inscrite dans la loi, n’a pas été appliquée ces dernières années.

Face à cette législation jugée incompatible avec ses principes d’inclusion et de non-discrimination, l’institution de Bretton Woods avait suspendu tout nouveau financement destiné au pays. Elle avait alors conditionné la reprise de son soutien à la mise en place de garanties renforcées dans les projets qu’elle finance.

Depuis, un dialogue soutenu a été mené avec les autorités ougandaises et divers acteurs locaux. Ce processus a abouti à la mise en œuvre de mécanismes jugés désormais satisfaisants par la Banque mondiale, permettant ainsi la relance des projets en cours.

L’institution annonce également la préparation de nouveaux programmes dans des secteurs clés, assortis de dispositifs visant à prévenir toute forme de discrimination.

Selon l’ONG britannique Open for Business, les retombées économiques de la loi anti-LGBT ont été lourdes pour l’Ouganda, avec des pertes estimées entre 586 millions et 2,4 milliards de dollars par an, notamment en raison de la suspension de financements internationaux.