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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

RDC-Rwanda : un nouvel accord de paix sous l’égide des États-Unis

 

La première étape de l’accord de paix récemment conclu entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda devrait intervenir avant le 27 juillet 2025. Négocié sous l’égide des États-Unis, ce compromis prévoit la mise en place d’un « mécanisme conjoint de coordination », qui servira de socle aux discussions futures.

L'accord suscite des réactions mitigées chez les spécialistes. Samuel Igba, chercheur postdoctoral à l’Université de Pretoria en Afrique du Sud, rappelle que de nombreux précédents existent sans avoir jamais permis un retour durable à la paix.

« Une dizaine d’accords ont été signés depuis le début du conflit, mais aucun n’a abouti à une paix tangible. Depuis janvier, les combats ont repris, après l’échec des négociations de décembre dernier. Le gouvernement congolais de Félix Tshisekedi avait refusé de dialoguer avec le M23, ce qui a entraîné le retrait du Rwanda des pourparlers. Cela a marqué la reprise des hostilités », explique-t-il.

Le nouveau plan de paix s’articule autour d’un calendrier de quatre mois, ponctué par plusieurs étapes, sous la supervision d’un comité de suivi réunissant l’Union africaine, les États-Unis et le Qatar. La première réunion du mécanisme conjoint est prévue d’ici le 11 août.

Mais selon Samuel Igba, le problème est plus profond que la simple signature d’un texte :

« Ce que nous avons appris, c’est qu’il existe un décalage important entre les processus de paix formels, très médiatisés – comme ceux du Qatar ou de Luanda sous l’égide de l’UA – et les initiatives de terrain, comme le processus de Nairobi, impliquant les groupes armés. Cela fait plus de 30 ans que le conflit dure, et il y a manifestement un fossé entre la diplomatie de haut niveau et les efforts de paix à la base. »

Dans une déclaration publiée lundi, les rebelles du M23, regroupés au sein de l’AFC, ont pris acte de l’accord signé le 27 juin entre la RDC et le Rwanda, sans pour autant annoncer de changement dans leur posture militaire.