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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

São Tomé-et-Príncipe : la pêche, pilier économique et espoir d’avenir

 

À São Tomé-et-Príncipe, petit État insulaire du golfe de Guinée, la pêche représente bien plus qu’une simple activité économique : elle est, après le cacao, la deuxième source de revenus pour de nombreuses familles. Des milliers de personnes y trouvent un emploi, et pour beaucoup, elle constitue un moyen de subsistance indispensable.

Paola, poissonnière, en sait quelque chose. Comme de nombreux habitants de l’archipel, elle dépend de la pêche pour faire vivre sa famille.

« Ce commerce de poisson est la meilleure solution que j’ai trouvée pour subvenir aux besoins de mes enfants. Quand les bateaux arrivent, je vais à la plage, je récupère du poisson frais que je vends au marché. Ce qui reste, je le sale et le fais sécher pour le vendre plus tard. C’est ainsi que je m’en sors », explique-t-elle.

Pour soutenir les professionnels de la filière, un programme international a été mis en place : FISH4ACP, un projet porté par la FAO et piloté par l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique. Il accompagne les petites et moyennes entreprises du secteur, avec une attention particulière portée aux femmes et aux jeunes, en raison de leur fort potentiel économique et social.

« L’objectif est de les former à l’élaboration de plans d’affaires qu’ils pourront présenter aux banques. Avec un apport personnel issu de leur épargne, qui servira de garantie, ils pourront accéder à un financement », explique Olavio Anibal, administrateur national du programme FISH4ACP.

Dans ce contexte, les poissonniers et pêcheurs s’organisent de plus en plus en groupes, ce qui renforce leur crédibilité auprès des institutions financières. Les banques locales commencent à reconnaître leur potentiel et envisagent de les soutenir durablement.

« Cela relève de notre responsabilité sociale, mais c’est aussi un pari sur l’avenir. Ces petits entrepreneurs pourraient devenir, demain, les piliers de l’économie nationale. Quand les coopératives de pêche commenceront à acquérir de nouveaux bateaux et à mieux négocier, elles se souviendront de ceux qui les ont soutenues », souligne Francisco Piedade, directeur général de la Banco Internacional de São Tomé e Príncipe.

Malgré un fort potentiel de croissance dans la production et la transformation, le développement de la pêche à São Tomé-et-Príncipe reste freiné par l’isolement géographique du pays. Pourtant, avec des initiatives structurantes comme FISH4ACP et une mobilisation des acteurs locaux, l’espoir d’un avenir plus prospère pour les communautés de pêcheurs demeure bien vivant.