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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Cuba supprime la limite d’âge pour se présenter à la présidence

 

Le Parlement cubain a adopté, vendredi 18 juillet 2025, une réforme constitutionnelle levant la limite d’âge pour être candidat à la présidence. Cette disposition, introduite en 2019, fixait à 60 ans l’âge maximal pour une première candidature.

La durée du mandat présidentiel — cinq ans, renouvelable une fois — ainsi que l’âge minimum pour se présenter, fixé à 35 ans, restent inchangés.

Selon Esteban Lazo, président de l’Assemblée nationale du pouvoir populaire, cette réforme vise à permettre à des personnalités “en pleine possession de leurs capacités physiques et mentales, fortes d’un parcours révolutionnaire et d’un engagement profond envers la Révolution”, de briguer la présidence, même au-delà de 60 ans.

Une réforme portée par Raul Castro

Le texte a été adopté à l’unanimité par les 440 députés présents (sur 470), lors d’un vote retransmis en direct à la télévision d’État. Chaque parlementaire s’est levé individuellement pour exprimer son approbation d’un sonore “oui”.

À 94 ans, Raul Castro, ancien président et figure emblématique du régime, a été le premier à approuver la réforme dont il est à l’initiative. La nouvelle disposition entrera en vigueur à partir de l’élection présidentielle de 2028.

Miguel Diaz-Canel, actuel président âgé de 65 ans, avait été élu une première fois en 2018, puis réélu en 2023 par le biais d’un vote indirect. À Cuba, les députés, élus dans des scrutins sans opposition, sont chargés de désigner le chef de l’État.

Un retour partiel sur la réforme de 2019

L’inscription, en 2019, de la limite d’âge et du plafonnement des mandats présidentiels dans la Constitution avait marqué une rupture après six décennies de pouvoir concentré entre les mains des frères Castro. Fidel Castro, au pouvoir de 1959 à 2006, avait cédé sa place à son frère Raul pour raisons de santé. Ce dernier était devenu président à 76 ans, avant de se retirer de la vie politique en 2021, en cédant la direction du Parti communiste à Diaz-Canel.

Une réforme en pleine crise

Cette réforme survient dans un contexte économique particulièrement tendu. L’île, qui compte 9,7 millions d’habitants, connaît sa pire crise depuis les années 1990 : pénuries alimentaires, coupures d’électricité, effondrement du pouvoir d’achat, et une émigration massive. Aux difficultés structurelles de l’économie planifiée s’ajoutent les effets d’une récente réforme monétaire mal maîtrisée et d’un embargo américain toujours plus strict.