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Lancement de l'ECO la monnaie commune de la CEDEAO pour 2027

Réunis à Lungi, en Sierra Leone, les chefs d'État de la CEDEAO ont réaffirmé leur ambition de lancer la monnaie unique ECO en 2027 — mais en acceptant, cette fois, de composer avec les réalités du terrain plutôt qu'avec le calendrier. Le sommet de Lungi n'a pas produit de rupture spectaculaire, mais un ajustement de méthode qui en dit long sur l'état réel du projet monétaire ouest-africain. Les dirigeants de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest ont confirmé l'objectif de 2027 pour le lancement de l'ECO, tout en actant un principe qui aurait pu être énoncé bien plus tôt : seuls les pays remplissant les critères de convergence macroéconomique entreront dans le dispositif au démarrage. Les autres suivront, accompagnés, à leur rythme. Une convergence qui reste le nœud du problème Ce basculement vers une entrée progressive n'est pas un simple ajustement technique. Il acte l'échec, au moins provisoire, d'une approche unifor...

Éducation mondiale : une crise silencieuse aux proportions alarmantes

 

L’état de l’éducation dans le monde connaît une dégradation inquiétante. Selon les derniers chiffres, près de 200 millions d’enfants et d’adolescents ne sont pas scolarisés dans le secondaire, et 72 millions d’enfants n’ont toujours pas accès à l’école primaire. Cela représente 21 millions d’enfants supplémentaires déscolarisés en seulement deux ans, par rapport à 2023. Une régression dramatique.

Mais ces chiffres déjà alarmants ne reflètent pas l’ampleur réelle de la crise. Ils excluent les enfants vivant dans des zones de guerre comme Gaza ou le Soudan, où 13 millions d’enfants supplémentaires sont privés d’école. En les intégrant, le total grimpe à près de 285 millions d’enfants non scolarisés.

La situation est encore plus préoccupante dans le domaine de la petite enfance. À l’échelle mondiale, environ 175 millions d’enfants en bas âge n'ont pas accès à l'école maternelle, malgré l’importance cruciale de ces premières années dans le développement cognitif et social.

Des décisions politiques aux conséquences lourdes

Cette crise éducative s’explique en grande partie par les coupes budgétaires dans les systèmes publics, souvent dictées par des politiques d’austérité. L’éducation est reléguée au second plan, au profit d’arbitrages financiers à court terme. Résultat : les ressources manquent pour assurer un enseignement de qualité et accessible à tous.

La baisse des financements concerne aussi l’aide internationale, qui diminue dans plusieurs pays, au moment même où les besoins explosent.

L’éducation est un droit, pas un luxe

L’éducation est un droit fondamental, reconnu par de nombreux traités internationaux. Les États ont l’obligation de garantir une éducation publique, gratuite et de qualité. Pour y parvenir, des engagements budgétaires clairs existent : les dépenses publiques en éducation devraient représenter au moins 4 à 6 % du PIB ou 15 à 20 % des dépenses publiques totales.

Ces objectifs ne sont pas utopiques : il s’agit d’investir dans l’avenir des nations, dans la stabilité sociale, la croissance économique et le bien-être des générations futures.

Des engagements à transformer en actions

Réunis la semaine dernière à Séville, lors de la 4e Conférence internationale sur le financement du développement, les gouvernements ont signé un engagement à « garantir un financement adéquat pour assurer une éducation inclusive, équitable et de qualité pour tous ».

Cet engagement est un signal positif. Mais il ne peut rester lettre morte. Face à cette crise mondiale silencieuse, il est temps que les paroles se traduisent en actes. Sans une action rapide et concertée, des centaines de millions d’enfants continueront d’être privés de leur droit à apprendre — et avec eux, l’avenir du monde tout entier s’assombrit.