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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Éducation mondiale : une crise silencieuse aux proportions alarmantes

 

L’état de l’éducation dans le monde connaît une dégradation inquiétante. Selon les derniers chiffres, près de 200 millions d’enfants et d’adolescents ne sont pas scolarisés dans le secondaire, et 72 millions d’enfants n’ont toujours pas accès à l’école primaire. Cela représente 21 millions d’enfants supplémentaires déscolarisés en seulement deux ans, par rapport à 2023. Une régression dramatique.

Mais ces chiffres déjà alarmants ne reflètent pas l’ampleur réelle de la crise. Ils excluent les enfants vivant dans des zones de guerre comme Gaza ou le Soudan, où 13 millions d’enfants supplémentaires sont privés d’école. En les intégrant, le total grimpe à près de 285 millions d’enfants non scolarisés.

La situation est encore plus préoccupante dans le domaine de la petite enfance. À l’échelle mondiale, environ 175 millions d’enfants en bas âge n'ont pas accès à l'école maternelle, malgré l’importance cruciale de ces premières années dans le développement cognitif et social.

Des décisions politiques aux conséquences lourdes

Cette crise éducative s’explique en grande partie par les coupes budgétaires dans les systèmes publics, souvent dictées par des politiques d’austérité. L’éducation est reléguée au second plan, au profit d’arbitrages financiers à court terme. Résultat : les ressources manquent pour assurer un enseignement de qualité et accessible à tous.

La baisse des financements concerne aussi l’aide internationale, qui diminue dans plusieurs pays, au moment même où les besoins explosent.

L’éducation est un droit, pas un luxe

L’éducation est un droit fondamental, reconnu par de nombreux traités internationaux. Les États ont l’obligation de garantir une éducation publique, gratuite et de qualité. Pour y parvenir, des engagements budgétaires clairs existent : les dépenses publiques en éducation devraient représenter au moins 4 à 6 % du PIB ou 15 à 20 % des dépenses publiques totales.

Ces objectifs ne sont pas utopiques : il s’agit d’investir dans l’avenir des nations, dans la stabilité sociale, la croissance économique et le bien-être des générations futures.

Des engagements à transformer en actions

Réunis la semaine dernière à Séville, lors de la 4e Conférence internationale sur le financement du développement, les gouvernements ont signé un engagement à « garantir un financement adéquat pour assurer une éducation inclusive, équitable et de qualité pour tous ».

Cet engagement est un signal positif. Mais il ne peut rester lettre morte. Face à cette crise mondiale silencieuse, il est temps que les paroles se traduisent en actes. Sans une action rapide et concertée, des centaines de millions d’enfants continueront d’être privés de leur droit à apprendre — et avec eux, l’avenir du monde tout entier s’assombrit.