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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Endettement : le Sénégal est le pays le plus endetté d’Afrique

Un rapport publié récemment par la banque britannique Barclays revoit à la hausse le niveau d’endettement du Sénégal, estimant sa dette publique à 119 % du PIB pour l’année 2024. Une réévaluation qui place le pays en tête des États africains les plus endettés, devant la Zambie et le Cap-Vert.

Alors que la Cour des comptes sénégalaise avait évalué la dette à 99,7 % du PIB en 2023, ce nouveau chiffre marque une hausse spectaculaire de près de 20 points en un an. Barclays s’est appuyée sur les données communiquées par les autorités de Dakar, estimant la dette nationale à 23 273,4 milliards de francs CFA à la fin de l’année dernière, avant de la rapporter au PIB de 2023.

Le Sénégal n’en est pas à sa première alerte. En avril dernier, le Fonds monétaire international (FMI) avait déjà tiré la sonnette d’alarme, évaluant l’endettement du pays à 111,4 % du PIB, un seuil critique qui le plaçait déjà en tête du continent.

Des marchés inquiets, une dette sous revue

Face à ces chiffres préoccupants, le ministère sénégalais des Finances a annoncé, dans un communiqué, la mise en œuvre d’une revue exhaustive de la dette publique couvrant la période 2019-2024. Cette évaluation est confiée à un cabinet d’audit indépendant, dans le but d’éclaircir la situation.

Mais les marchés financiers n’ont pas attendu les conclusions de cette enquête : les obligations sénégalaises libellées en dollars ont enregistré une chute de 9,1 % depuis le début de l’année, selon les données de Bloomberg. Une baisse plus marquée encore que celle des obligations ukrainiennes (-8,6 %), pourtant émises en pleine guerre.

Une facture qui s’annonce salée

Cette perte de confiance des investisseurs signifie pour le Sénégal un accès plus difficile aux marchés, avec des taux d’intérêt qui devraient grimper dans les mois à venir. Par ailleurs, le prêt de 1,8 milliard de dollars accordé par le FMI reste suspendu, dans l’attente de garanties sur la transparence et la soutenabilité des finances publiques sénégalaises.

À mesure que les doutes s’accumulent, la trajectoire économique du pays s’assombrit. Reste à savoir si les efforts de clarification suffiront à rassurer les partenaires internationaux et à stabiliser la situation financière du Sénégal.