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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Gabon : Oligui Nguema lance son parti politique avant les législatives de septembre

Moins de deux ans après avoir renversé Ali Bongo Ondimba, le président de transition gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema officialise la création de sa propre formation politique, à quelques mois des élections législatives prévues pour le 27 septembre. Son parti, baptisé Union démocratique des bâtisseurs (UDB), entend structurer sa majorité et affirmer une rupture avec l’héritage Bongo.

Une entrée en scène politique très calculée

C’est le 5 juillet, lors d’un rassemblement au Palais des sports de Libreville, que l’UDB a été présenté au public. La rhétorique était celle d’un renouveau : « reconstruction du contrat social », « transformation du pays », « pluralisme démocratique »… autant de formules pour accompagner le slogan du parti : « inclusivité, développement, félicité ».

Ce lancement intervient dans un climat de transition politique encore fragile, mais Brice Oligui Nguema, plébiscité avec 94,85 % des suffrages lors de la dernière consultation populaire, semble bien décidé à pérenniser son pouvoir par les urnes.

Une formation au service d’un homme

L’UDB s’annonce comme la machine électorale du président Oligui Nguema. Dans sa déclaration fondatrice, le parti présente les résultats du référendum constitutionnel comme une « brillante victoire présidentielle », et affiche sa volonté de rompre avec « plus de cinquante ans de gouvernance de la dynastie Bongo ».

Se posant en défenseur d’une démocratie rénovée, le chef de l’État a promis des primaires internes pour désigner les candidats du parti aux législatives, avec un mot d’ordre : donner la voix à la base. Il affirme également rejeter les pratiques électoralistes et les formes de manipulation des électeurs.

Un PDG affaibli mais toujours en lice

L’UDB devra faire face à un adversaire historique : le Parti démocratique gabonais (PDG), longtemps hégémonique sous Omar puis Ali Bongo, de 1967 à 2023. Mais affaibli par le putsch et les divisions internes, le PDG peine à se relever, bien que certains de ses cadres les plus pragmatiques rejoignent déjà les rangs de la nouvelle majorité.

Les Bongo en contre-attaque judiciaire

Pendant que le nouveau pouvoir s’organise, la famille Bongo poursuit sa riposte sur le plan judiciaire. En mai, Sylvia Bongo Ondimba et son fils Noureddin Bongo Valentin ont quitté le Gabon pour l’Angola, avant de témoigner pour la première fois en tant que partie civile devant la justice française. Ils accusent les nouvelles autorités gabonaises de torture, affirmant détenir des éléments de preuve audio et vidéo.

Ce volet judiciaire, bien que déconnecté du processus électoral national, contribue à entretenir les tensions autour de la transition, dans un pays qui reste sous surveillance internationale.