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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Kenya : répression sévère lors de la commémoration du Saba Saba

 

La journée du 7 juillet 2025 à Nairobi a été marquée par un imposant dispositif sécuritaire et une répression brutale des manifestations. Cette date, hautement symbolique dans l’histoire politique du Kenya, commémore le 35ᵉ anniversaire des émeutes pro-démocratie de 1990, connues sous le nom de "Saba Saba".

Dès l’aube, les autorités avaient verrouillé l’accès à la capitale : grands axes bloqués, transports publics suspendus, écoles fermées, rideaux baissés dans plusieurs centres commerciaux. Malgré ces mesures, plusieurs centaines de manifestants, en majorité des jeunes, ont tenté de rejoindre le centre-ville.

La police kényane a rapidement dispersé les rassemblements à l’aide de gaz lacrymogènes, de canons à eau, et dans certains cas, de tirs à balles réelles. De violents affrontements ont éclaté, notamment dans le quartier de Kangemi, à l’ouest de Nairobi. D’autres villes du pays, comme Nakuru, Nyeri ou Embu, ont également connu des manifestations, parfois réprimées par des unités montées à cheval.

Ce regain de tensions s’inscrit dans le sillage d’une série de mobilisations entamées en juin, à la suite de la mort en détention du blogueur Albert Ojwang. Selon la Commission nationale des droits humains, dix-neuf personnes ont déjà perdu la vie lors de précédentes manifestations. Le parquet a engagé des poursuites pour meurtre contre six personnes, dont trois policiers, tous ayant plaidé non coupable.

Initialement lancé pour raviver la mémoire des luttes démocratiques, l’appel au rassemblement du 7 juillet a vite pris une dimension plus large. Les manifestants dénoncent désormais la corruption, les violences policières et les disparitions de militants. Face à cette contestation grandissante, le gouvernement maintient une posture sécuritaire, sans dialogue apparent.