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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Madagascar : grève générale de la société nationale de la distribution d'eau et d'électricité

 

Un climat de tension sociale s’installe à Madagascar. Ce mercredi 9 juillet 2025, les employés de la JIRAMA, société nationale en charge de la distribution d’eau et d’électricité, ont lancé une grève générale nationale, entraînant la fermeture de tous les sites de travail dès 7h30. Un mouvement inédit, aux répercussions potentielles importantes sur la vie quotidienne de la population.

Bras de fer entre salariés et gouvernement

À l’origine de cette mobilisation : la volonté du gouvernement de réformer les statuts de l’entreprise, dans l’objectif affiché de moderniser son fonctionnement. Le ministère de l’Énergie et des Hydrocarbures envisage de moduler le cadre réglementaire de la JIRAMA, actuellement régie par le droit des sociétés commerciales.

Mais pour les syndicats, cette réforme masquerait une volonté de privatiser l’entreprise et de procéder à une réduction drastique des effectifs.

« Nous avons demandé l’annulation des nouveaux statuts fondés sur la loi des sociétés commerciales, mais nous n’avons reçu aucune réponse », ont déclaré les représentants syndicaux au média 2424.mg.

Les syndicats réclament un dialogue direct avec le chef de l’État

Face à ce qu’ils considèrent comme un dialogue bloqué, les syndicats appellent désormais à une rencontre directe avec le président de la République. Ils dénoncent les accusations dont ils font l’objet concernant les défaillances chroniques de l’entreprise : coupures d’électricité à répétition, pénuries d’eau et services publics défaillants.

« Nous ne pouvons pas être tenus pour responsables des dysfonctionnements sans être consultés sur les décisions structurelles qui concernent l’avenir de l’entreprise », soulignent les représentants syndicaux.

Une grève jugée illégale par le gouvernement

Le ministre de l’Énergie, Olivier Jean-Baptiste, a vivement réagi, qualifiant la grève d’"illégale", car aucun préavis n’aurait été déposé, ni auprès de son ministère, ni auprès de celui du Travail.

« Même si le droit de grève est reconnu, il y a des procédures à respecter. Les services de la JIRAMA sont essentiels et ne doivent pas être interrompus, qu’il s’agisse de la production, du transport ou de la distribution », a-t-il affirmé.

Des craintes face à une crise de grande ampleur

L’arrêt des activités de la JIRAMA fait redouter de nouvelles coupures généralisées d’eau et d’électricité, qui pourraient raviver la colère sociale. Déjà, ces manquements avaient provoqué ces derniers mois des manifestations, parfois violentes, dans plusieurs régions de l’île.

Le bras de fer entre le gouvernement et les salariés de la JIRAMA est désormais engagé. À la veille de discussions cruciales sur l’avenir du service public de l’énergie à Madagascar, la question d’un dialogue direct au plus haut niveau reste posée.