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Lancement de l'ECO la monnaie commune de la CEDEAO pour 2027

Réunis à Lungi, en Sierra Leone, les chefs d'État de la CEDEAO ont réaffirmé leur ambition de lancer la monnaie unique ECO en 2027 — mais en acceptant, cette fois, de composer avec les réalités du terrain plutôt qu'avec le calendrier. Le sommet de Lungi n'a pas produit de rupture spectaculaire, mais un ajustement de méthode qui en dit long sur l'état réel du projet monétaire ouest-africain. Les dirigeants de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest ont confirmé l'objectif de 2027 pour le lancement de l'ECO, tout en actant un principe qui aurait pu être énoncé bien plus tôt : seuls les pays remplissant les critères de convergence macroéconomique entreront dans le dispositif au démarrage. Les autres suivront, accompagnés, à leur rythme. Une convergence qui reste le nœud du problème Ce basculement vers une entrée progressive n'est pas un simple ajustement technique. Il acte l'échec, au moins provisoire, d'une approche unifor...

Placée sous le thème "Fa'aora – Ia ora te Heiva", la 144ᵉ édition du Heiva i Tahiti a démarré en fanfare, confirmant son rôle central dans la transmission de la culture mā’ohi. Dès les premiers jours, l’émotion, la créativité et l’unité ont dominé la scène de To’atā, avec une ouverture marquée par la cérémonie symbolique du Rahiri, véritable appel à la communion des esprits et des traditions.

Une programmation de haut niveau

Dès la première soirée, le ton est donné par la renommée troupe Hei Tahiti, qui a su captiver le public par sa maîtrise et son expressivité. Les soirées suivantes ont renforcé l’enthousiasme général avec des prestations saluées par le public et les connaisseurs : Tapairu Tahiti, Tamariki Rapa, Reo Papara ou encore Hō Mai ont brillé par la richesse de leurs chorégraphies, la puissance de leurs chants et la finesse de leurs costumes.

Parmi les nouveautés, plusieurs groupes ont marqué les esprits :

  • Ha'avai, dans la catégorie Hura ava tau, a impressionné par sa rigueur artistique.

  • Te Manu Ai’a et Nuna’a Rurutu ont transporté le public avec leurs évocations poétiques.

  • Manohiva, qui concourt pour la première fois en catégorie professionnelle, a littéralement envoûté la scène.

Plus qu’un spectacle, un acte de transmission

Le Heiva i Tahiti n’est pas qu’un concours : c’est une célébration vivante de l’identité polynésienne, une plateforme unique où se rencontrent tradition et modernité. Chaque danse, chaque chant, chaque costume est un hommage au patrimoine mā’ohi, mais aussi une passerelle tendue vers les générations futures.

Les rythmes des pahu et tō’ere, les harmonies vocales, les gestes précis des danseurs incarnent une mémoire collective, réactivée chaque année avec une ferveur renouvelée. Le Heiva est aussi un défi culturel, celui de préserver une identité forte dans une société polynésienne en pleine mutation, ancrée dans le monde global tout en restant fidèle à ses racines.

Une consécration pour les artistes

Pour les auteurs, danseurs, chorégraphes, musiciens, costumiers et scénographes, le Heiva représente l’aboutissement de mois de travail acharné, souvent dans des conditions précaires. Les répétitions nocturnes, la recherche de perfection, les sacrifices personnels sont à la hauteur de la passion investie dans cette quête d’excellence.

Chaque performance est l’occasion de partager une fierté collective, de montrer la force du lien communautaire, et de faire rayonner la culture polynésienne bien au-delà des frontières du fenua.