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Lancement de l'ECO la monnaie commune de la CEDEAO pour 2027

Réunis à Lungi, en Sierra Leone, les chefs d'État de la CEDEAO ont réaffirmé leur ambition de lancer la monnaie unique ECO en 2027 — mais en acceptant, cette fois, de composer avec les réalités du terrain plutôt qu'avec le calendrier. Le sommet de Lungi n'a pas produit de rupture spectaculaire, mais un ajustement de méthode qui en dit long sur l'état réel du projet monétaire ouest-africain. Les dirigeants de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest ont confirmé l'objectif de 2027 pour le lancement de l'ECO, tout en actant un principe qui aurait pu être énoncé bien plus tôt : seuls les pays remplissant les critères de convergence macroéconomique entreront dans le dispositif au démarrage. Les autres suivront, accompagnés, à leur rythme. Une convergence qui reste le nœud du problème Ce basculement vers une entrée progressive n'est pas un simple ajustement technique. Il acte l'échec, au moins provisoire, d'une approche unifor...

Pourquoi les Français écoutent de moins en moins la radio : un média en perte de vitesse

« On a vu un avant et un après Covid. » Dans les couloirs des stations, cette phrase revient comme un mantra. La dernière étude d’audience publiée par Médiamétrie le mardi 8 juillet 2025 confirme une réalité désormais bien ancrée : la radio perd du terrain. Pourtant, au milieu de ce marasme, une station tire son épingle du jeu. Radio Nova, contre toute attente, a plus que doublé son audience cette saison.

Un recul généralisé… mais pas pour tout le monde

Sur la période avril-juin 2025, 37,657 millions de Français ont écouté la radio chaque jour. Cela représente une baisse de 555 000 auditeurs par rapport à l’an dernier. Sur cinq ans, la radio a perdu 2,41 millions d’auditeurs, et 5,58 millions en dix ans. Un glissement qui inquiète les professionnels du secteur.

Mais dans ce paysage morose, Radio Nova crée la surprise. Selon Médiamétrie, la station indépendante connue pour sa programmation éclectique et engagée enregistre une progression spectaculaire, multipliant par plus de deux son audience en un an. Une performance rarissime dans un contexte de décroissance généralisée.


Comment expliquer l’exception Nova ?

Le succès de Radio Nova repose sur plusieurs paris gagnants. D’abord, une programmation musicale audacieuse, mêlant musiques du monde, hip-hop, électro et découvertes. Ensuite, des voix singulières et engagées, qui séduisent un public avide de diversité et d’originalité. Enfin, une forte présence numérique et sociale, qui permet à la station de toucher un public jeune et connecté.

« Nova a compris très tôt que la radio ne se résumait plus à la bande FM. Elle vit aussi sur Instagram, dans les podcasts, sur YouTube et dans les playlists. Elle est devenue un média culturel total, à la fois prescripteur et espace d'expression », explique un consultant média.


Des usages bouleversés depuis le Covid

Cette dynamique tranche avec l’effondrement progressif du modèle traditionnel. La crise sanitaire a profondément modifié les habitudes d’écoute. Le télétravail a effacé les temps forts de la journée – notamment les trajets du matin – où la radio dominait. Les podcasts et les plateformes musicales offrent désormais une écoute à la carte, plus souple, plus personnalisée.

Résultat : les grands réseaux historiques peinent à conserver leur public, tandis que des formats plus affinitaires, plus culturels ou plus identitaires, comme celui de Radio Nova, trouvent un nouvel écho.


Leçon de résistance : vers une radio repensée

Le cas Nova montre que la radio peut encore séduire, à condition de se réinventer. Là où d’autres voient leur audience s’effriter, Nova incarne une autre vision : plus inclusive, plus audacieuse, et mieux connectée aux évolutions sociétales.

La radio n’est pas morte. Mais elle change de forme, de rythme et de voix. Et les stations qui sauront sortir des formats rigides, s’adapter au numérique et oser une vraie ligne éditoriale, pourraient bien devenir les nouvelles voix d’un média en mutation.