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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Togo : forte abstention aux municipales sur fond de tensions politiques

 

Jeudi 17 juillet, les Togolais étaient appelés aux urnes pour élire leurs conseillers municipaux. Mais dans la capitale Lomé comme dans d'autres régions du pays, les bureaux de vote sont restés largement vides, reflétant une apathie électorale généralisée et un climat politique tendu.

Une participation en nette baisse

À Lomé, les chiffres de la participation parlent d’eux-mêmes. Au quartier des Étoiles, seulement 64 électeurs sur 435 inscrits se sont déplacés dans un bureau, et 64 sur 403 dans un autre du même centre. À Baguida, situé à 12 kilomètres de la capitale, la tendance est similaire : 42 votants sur 405 inscrits, puis 75 sur 415 dans deux bureaux de vote distincts.

« Cette fois-ci, la participation n’est pas bonne. Même en 2019, c’était mieux. Il y avait de l’enthousiasme, on croyait encore au changement », confie Semon Aboudou, électeur.

Un scrutin sous tension

Ces élections municipales, organisées dans les 117 communes du pays pour pourvoir 1 527 sièges, se sont déroulées dans un contexte de défiance généralisée envers le pouvoir en place. Le président Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005 après la mort de son père, fait face à une contestation croissante, notamment depuis la réforme constitutionnelle adoptée cette année. Celle-ci pourrait lui permettre de se maintenir indéfiniment à la tête de l’État, désormais en tant que président du Conseil des ministres, un poste puissant sans limitation de mandat.

Des manifestations antigouvernementales en juin, durement réprimées, ont fait plusieurs morts et alimenté l’appel au boycott lancé par la société civile et la diaspora togolaise. Le collectif M66 – Mouvement du 6 Juin, composé d’artistes, de blogueurs et de militants, a été en première ligne pour dénoncer ce qu’il qualifie de confiscation du pouvoir.

Un espoir modeste, malgré tout

Dans les quartiers populaires, les attentes sociales restent fortes malgré la méfiance politique. Gilbertine Gbondji, électrice, espère simplement un avenir meilleur pour les générations à venir :

« J’ai abandonné l’école faute de moyens. Mais je veux que les plus jeunes puissent aller à l’école, avoir accès aux soins. J’espère juste de meilleures conditions de vie. »

500 listes candidates, résultats attendus

Malgré le contexte tendu, près de 500 listes, issues de partis, de regroupements citoyens ou de candidatures indépendantes, ont participé au scrutin. Le dépouillement est désormais terminé. Les résultats ont été acheminés vers les CELI (Commissions électorales locales indépendantes), avant d’être transmis à la CENI (Commission Électorale Nationale Indépendante), seule habilitée à proclamer les résultats officiels dans un délai de 72 heures.