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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Transport aérien : les compagnies dénoncent la hausse des taxes sur les billets d’avion, les Outre-mer en première ligne

 

Alors que les départs en vacances vers et depuis les Outre-mer battent leur plein, la grogne monte chez les compagnies aériennes. Au cœur des critiques : la hausse de la taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA), entrée en vigueur en mars 2025. Les professionnels du secteur appellent le gouvernement à un moratoire fiscal, mettant en garde contre un impact direct sur les passagers ultramarins.

Une taxe qui fait décoller les tensions

Lors du congrès de la FNAM (Fédération nationale de l’aviation et de ses métiers), le 2 juillet à Paris, Pascal de Izaguirre, président de la fédération et PDG de Corsair, a tiré la sonnette d’alarme :

« Nous demandons un moratoire sur la TSBA et une stabilité fiscale pour le transport aérien. »

Selon lui, la dernière augmentation de la taxe — passée de 2,63 € à 7,40 € en classe économique pour les vols entre l’Hexagone et les Outre-mer — pénalise lourdement le secteur.

« L’aviation française affiche une croissance de seulement 2 % sur un an, la plus faible des dix principaux marchés. Et cet été, la croissance est même négative par rapport à 2024. »

En cause : la hausse généralisée des prix des billets, combinée à l’augmentation des taxes (+5,4 % en avril, +1,9 % en mai par rapport à l’an dernier).

Les Outre-mer particulièrement pénalisés

La critique est partagée par Hervé Mariton, président de la FEDOM (Fédération des entreprises d’Outre-mer) :

« Ce ne sont pas les avions qui paient la taxe, ce sont les passagers. Les Ultramarins, souvent contraints de se déplacer pour des raisons familiales, universitaires ou de santé, n’ont pas d’alternative à l’avion. »

Air Austral, par la voix de son PDG Hugues Marchessaux, enfonce le clou :

« À force d’augmenter les taxes, on va vider les avions. Et s’ils volent à moitié vide, l’État ne percevra rien. Trop d’impôt tue l’impôt ! »

La fracture syndicale autour de la FNAM

Cette offensive contre la fiscalité oppose aussi les deux principaux syndicats du secteur. Le SCARA (Syndicat des compagnies aériennes autonomes), représentant notamment Air Austral, Aircalin, Air Saint-Pierre et Air Tahiti Nui, reproche à la FNAM de ne pas défendre assez les intérêts des Outre-mer.

Son président Jean-François Dominiak s’interroge :

« Pourquoi l’État n’a-t-il pas déposé de demande formelle auprès de la Commission européenne pour obtenir une exonération de la TSBA pour les Outre-mer, comme certains ministres l’avaient pourtant laissé entendre ? »

Le mirage de l’exonération européenne

Le ministre chargé des Transports, Philippe Tabarot, reconnaît la complexité du dossier :

« Je traite ce sujet avec le ministre des Outre-mer. Cinq années de hausses de taxes, c’est trop. Pour l’aérien, les hausses de taxe, ça suffit. »

Mais les critiques sont sévères. Hervé Mariton estime que les Ultramarins ont été induits en erreur :

« On leur a fait croire qu’ils seraient exemptés. Mais, sauf revirement à Bruxelles, cette exemption n’était pas possible. »

Même constat pour Jean-François Dominiak :

« Ce n’est pas six mois d’inaction, mais quatre ans que le gouvernement a laissé passer sans agir. Depuis 2021, aucune démarche n’a été entreprise pour faire reconnaître la continuité territoriale auprès de la Commission européenne. »

Un enjeu budgétaire en ligne de mire

À l’approche des discussions sur le budget 2026, les compagnies aériennes espèrent que les paroles du gouvernement se traduiront en actes. Car pour elles, il en va de l’avenir du secteur aérien ultramarin, du pouvoir d’achat des passagers et de la continuité territoriale.