À LA UNE

Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Jour de couronnement historique

En ce jour du 2 novembre 1930, il y a 95 ans, Ras Tafari Makonnen fut couronné Empereur Haïlé Sélassié Ier, « Pouvoir de la Trinité », Roi des rois, Seigneur des seigneurs, Lion conquérant de la tribu de Juda.

Son couronnement à Addis-Abeba marqua un moment historique non seulement pour l’Éthiopie, mais pour toute l’Afrique et la diaspora noire. Pour la première fois, un monarque africain indépendant recevait les honneurs des grandes puissances mondiales, dans une cérémonie d’une majesté impériale sans précédent.
Ce couronnement symbolisait la souveraineté éthiopienne et la résistance africaine face au colonialisme. Sous son règne, Haïlé Sélassié œuvra à la modernisation de son pays, à la promotion de l’éducation et au renforcement des institutions. Il joua un rôle majeur dans la création de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), ancêtre de l’Union africaine actuelle.
Pour le mouvement Rastafari, le Coronation Day revêt une dimension spirituelle profonde : l’accomplissement d’une prophétie biblique et l’incarnation d’un roi africain porteur de justice, de paix et de libération.
Aujourd’hui, le 2 novembre est commémoré à travers le monde comme le jour où un roi africain se leva, symbole de dignité, d’unité et de foi.
« L’histoire enseigne à l’homme la sagesse, et la sagesse lui enseigne la paix. »
— Haïlé Sélassié Ier