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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Kubix ressuscite la voix d'Albert Camus dans 1957, un manifeste musical contre l’oubli

Le guitariste et producteur Kubix poursuit son exploration musicale avec 1957, nouveau single qui fait suite à Darkness & Light paru en décembre. Plus qu’une citation, ce titre réactive la pensée d’Albert Camus, en la confrontant aux crises contemporaines. En choisissant le discours de Stockholm, Kubix met en lumière l’engagement de l’écrivain pour la responsabilité des artistes face à l’injustice et au mensonge, des thèmes qui résonnent profondément avec l’histoire du reggae.

Ce choix musical n’est pas anodin. Depuis ses origines, le reggae s’est nourri de références intellectuelles et spirituelles, portant les voix des consciences rebelles. Des textes bibliques aux écrits panafricanistes, cette musique a toujours été un vecteur de savoir et d’éveil. En intégrant Camus, Kubix inscrit son travail dans cette tradition où culture écrite et culture populaire dialoguent, et où philosophie et rythme se rencontrent pour transmettre un message universel.

Le morceau interroge la répétition des conflits et des oppressions que Camus dénonçait déjà en 1957, questionnant pourquoi l’humanité semble condamnée à reproduire ses erreurs. La résonance entre la guerre d’Algérie et nos tensions actuelles rappelle que les combats pour la justice et la dignité restent brûlants.

Musicalement, 1957 se déploie dans un reggae aux sonorités organiques, porté par la guitare signature de Kubix. Une flûte traversière ajoute une dimension poétique et contemplative, ouvrant un espace où la parole de Camus peut pleinement résonner.

Le clip, réalisé par Erwan Géri, transpose Camus dans un univers futuriste et dévasté, soulignant la pertinence toujours actuelle de sa pensée. La création a reçu le soutien direct de la famille de l’écrivain, notamment Catherine Camus et Elisabeth Maisondieu-Camus.

Avec 1957, Kubix transforme le reggae en vecteur de réflexion, tissant un lien vivant entre héritage littéraire et expression musicale contemporaine, et rappelant que certaines voix du passé n’ont rien perdu de leur résonance.