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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Bandi : Éric Rochant signe un thriller familial en Martinique sur Netflix

 

Six ans après la fin du Bureau des légendes, Éric Rochant revient sur le petit écran avec Bandi, et pour la première fois en Martinique.

Après avoir exploré l’espionnage au cinéma avec Les Patriotes (1994) et Möbius (2013), Rochant avait marqué la télévision française avec Le Bureau des légendes en 2015. Pendant cinq saisons, les aventures de Malotru et de ses équipes ont captivé critiques et spectateurs, même si la fin de la série a divisé l’opinion. L’un des secrets de ce succès ? Rochant et ses co-producteurs ont appliqué la méthode des writing rooms américaines, encore peu répandue en France à l’époque, contribuant à professionnaliser l’écriture télévisée dans l’Hexagone.

Depuis, Rochant s’était surtout consacré à la production via sa société Maui Entertainment, et les fans attendaient son retour à l’écriture et à la mise en scène. Avec Bandi, co-créée avec sa fille Capucine Rochant, et réalisée par Jimmy Laporal-Tresor (Les Rascals) et Mathilde Vallet (Made in France), l’attente touche à sa fin.

Une famille, un territoire, une guerre

Netflix France a annoncé la série sur son compte X, révélant que Bandi serait la première production de la plateforme à se dérouler en Martinique. La catchline — « Face aux dangers, une famille reste soudée » — donne d’emblée le ton.

Le pitch évoque un drame familial tendu, confronté à l’adversité. Les premières images confirment un registre de thriller sombre, loin des cartes postales tropicales. On pense inévitablement à Le Parrain : une famille unie, des loyautés mises à l’épreuve, et la violence du crime organisé comme révélateur des liens du sang. Chez Coppola, c’est la saga des Corleone et l’Amérique des immigrés italiens ; chez Rochant, c’est la Martinique et ses lignes de fracture sociales, économiques et générationnelles. La famille devient un microcosme d’une société martiniquaise sous tension.

Rochant déclarait à France Info en 2025 :

« On voulait faire une série qui se démarque des milieux qu’on voit souvent. »

Une ambition juste, tant les Antilles françaises sont trop rarement représentées à l’écran, et souvent réduites à des décors exotiques ou à des clichés.

Authenticité : les bonnes signatures

Certains internautes expriment déjà des inquiétudes : les fictions situées aux Antilles sont trop souvent associées à la violence et aux crimes, renforçant des stéréotypes.

Mais plusieurs éléments inspirent confiance. Rochant est originaire de Guadeloupe et de Martinique, et le scénariste Khris Burton, également martiniquais, a écrit des scènes dans le quartier difficile où il a grandi. Ce type d’ancrage local, rare dans les productions françaises, offre un regard de l’intérieur plutôt qu’une simple observation extérieure.

La présence de Jimmy Laporal-Tresor à la réalisation renforce cette authenticité : son film Les Rascals avait démontré une vraie capacité à traiter des réalités sociales sans les édulcorer ni les surjouer.

Créole à l’écran

Le titre Bandi, sans « t » final, signifie « voler » en créole martiniquais. L’espoir est que le créole y soit présent non comme simple couleur locale, mais comme langue vivante, intégrée au récit. Une première significative pour une production de ce calibre.

Les visages dévoilés dans les premières images sont peu connus du grand public, renforçant l’effet naturaliste. Sans la notoriété d’un acteur bankable, le spectateur peut entrer pleinement dans l’histoire et dans le territoire.

À suivre de près

La date de sortie n’est pas encore annoncée, mais Netflix a teasé une arrivée courant 2026. Entre thriller familial, crime organisé et ancrage culturel antillais, Bandi s’annonce comme l’une des séries françaises les plus attendues, et l’une des rares à montrer les Antilles telles qu’elles sont, sans détour.