À l’approche des examens (bac, partiels, concours), le stress s’installe chez une grande majorité d’étudiants. Selon un sondage réalisé par OpinionWay pour HEYME en 2020, plus de huit étudiants sur dix reconnaissent ressentir une forte pression durant cette période.
Rien d’étonnant : les examens représentent souvent le point culminant d’une année de travail. Ils marquent une étape décisive vers l’obtention d’un diplôme, une mention, l’accès à une formation sélective ou encore l’entrée dans la vie professionnelle. Pour beaucoup, ces épreuves symbolisent un passage important dans la construction de leur avenir.
Mais ce stress, souvent perçu comme un obstacle, peut aussi devenir un levier de réussite. C’est ce qu’explique la psychologue Johanna Rozenblum, auteure du livre Déconditionnez-vous !.
Un mécanisme naturel du corps
Selon la spécialiste, le stress avant un examen est avant tout une réaction biologique normale.
Lorsque nous faisons face à un défi, l’organisme libère de l’adrénaline. Cette réaction prépare le corps à l’action : elle peut améliorer la vigilance, renforcer la concentration et stimuler la mémoire à court terme.
Autrement dit, le stress n’est pas forcément négatif. Il existe même ce que les psychologues appellent le “bon stress”, celui qui pousse à se dépasser et à mobiliser ses capacités.
Le problème apparaît lorsque cette tension dépasse un certain seuil. Au lieu de soutenir la performance, elle peut alors la perturber.
Pourquoi certains stressent plus que d’autres
Nous ne sommes pas tous égaux face au stress. Plusieurs facteurs entrent en jeu : la personnalité, les expériences passées, l’environnement familial ou scolaire, et même certaines prédispositions biologiques.
Certaines personnes apprennent progressivement à transformer le stress en moteur de motivation. D’autres, en revanche, vivent l’examen comme une menace.
Les étudiants très perfectionnistes, ou ceux qui craignent de décevoir leurs proches, peuvent par exemple ressentir une pression particulièrement forte. L’épreuve n’est alors plus seulement un test académique : elle devient une forme de jugement personnel.
Quand le stress devient contre-productif
Le stress devient problématique lorsqu’il s’installe durablement et commence à affecter le quotidien.
Les signes peuvent être multiples :
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troubles du sommeil
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fatigue importante
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douleurs physiques comme les maux de tête ou les maux de ventre
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irritabilité
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difficultés de concentration
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crises d’angoisse.
Dans les cas les plus extrêmes, l’anxiété peut même empêcher l’étudiant de réviser efficacement ou de se présenter à l’examen. À ce stade, le stress n’aide plus à réussir : il devient un frein.
Quelques clés pour mieux le gérer
Pour limiter la pression, les spécialistes recommandent d’abord une préparation régulière. Travailler progressivement tout au long de l’année permet de réduire l’angoisse liée à l’imprévu.
Il est également essentiel de préserver un équilibre de vie :
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dormir suffisamment
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s’accorder des pauses
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maintenir une activité physique ou des moments de détente.
Certaines techniques de relaxation peuvent aussi aider, comme la respiration abdominale, la cohérence cardiaque ou la visualisation positive.
Mais l’un des conseils les plus importants reste peut-être le plus simple : relativiser.
Un examen est une étape importante, mais il ne définit pas la valeur d’une personne. Faire de son mieux reste, au fond, l’objectif le plus sain et le plus réaliste.