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Lancement de l'ECO la monnaie commune de la CEDEAO pour 2027

Réunis à Lungi, en Sierra Leone, les chefs d'État de la CEDEAO ont réaffirmé leur ambition de lancer la monnaie unique ECO en 2027 — mais en acceptant, cette fois, de composer avec les réalités du terrain plutôt qu'avec le calendrier. Le sommet de Lungi n'a pas produit de rupture spectaculaire, mais un ajustement de méthode qui en dit long sur l'état réel du projet monétaire ouest-africain. Les dirigeants de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest ont confirmé l'objectif de 2027 pour le lancement de l'ECO, tout en actant un principe qui aurait pu être énoncé bien plus tôt : seuls les pays remplissant les critères de convergence macroéconomique entreront dans le dispositif au démarrage. Les autres suivront, accompagnés, à leur rythme. Une convergence qui reste le nœud du problème Ce basculement vers une entrée progressive n'est pas un simple ajustement technique. Il acte l'échec, au moins provisoire, d'une approche unifor...

CAN 2027 : la CAF fixe les dates et maintient son pari est-africain

Le 19 juin au 17 juillet 2027. La CAF a officialisé ce 2 mai les dates de la prochaine Coupe d'Afrique des nations, co-organisée pour la première fois de l'histoire par trois pays — Kenya, Tanzanie, Ouganda. Le pays hôte du match d'ouverture et celui de la finale seront communiqués ultérieurement.

L'annonce a le mérite de la clarté. Elle dit aussi autre chose : la CAF ne veut pas entendre parler d'un report. En février, l'institution avait déjà démenti des informations de presse évoquant un renvoi à 2028. Patrice Motsepe, son président, avait réaffirmé depuis Dar es-Salaam que l'engagement restait « intact ». Le communiqué du 2 mai enfonce le clou.

Le problème, c'est que les doutes, eux, restent entiers. Stades à construire ou à rénover, réseaux de transport insuffisants, capacité hôtelière limitée — les trois pays accusent des retards significatifs. Et ce n'est pas seulement une question d'infrastructures. Au Kenya, des élections législatives et présidentielle sont prévues un mois après la finale. Nicholas Musonye, président du Comité d'organisation kényan, a lui-même déclaré à l'AFP qu'un report serait « bénéfique » au vu du « climat tendu » qui entoure ces scrutins. Quand l'organisateur local appelle discrètement au report, c'est que la situation est sérieuse.

La CAF, elle, regarde au-delà des contingences immédiates. Attribuer la CAN à l'Afrique de l'Est, c'est un choix politique autant que sportif. La région n'avait plus accueilli le tournoi depuis l'Éthiopie en 1976 — cinquante ans d'absence. Face à une compétition historiquement captée par l'Afrique du Nord et l'Afrique de l'Ouest, le signal envoyé à Nairobi, Kampala et Dar es-Salaam est celui d'une reconnaissance tardive mais réelle.

Reste à transformer l'essai. Le tirage au sort des éliminatoires se tiendra le 19 mai. 48 équipes seront réparties en 12 groupes de quatre, avec un calendrier de qualifications en six journées : septembre-octobre 2026, novembre 2026, mars 2027. Les deux premiers de chaque groupe décrocheront leur billet pour la phase finale. Soudan du Sud, Lesotho, Érythrée, Burundi, Éthiopie et Somalie ont déjà validé leur participation au tour préliminaire.

D'ici là, la CAF a un an pour transformer un pari institutionnel en réalité opérationnelle. Le football est là. Les stades, pas encore tout à fait.