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Lancement de l'ECO la monnaie commune de la CEDEAO pour 2027

Réunis à Lungi, en Sierra Leone, les chefs d'État de la CEDEAO ont réaffirmé leur ambition de lancer la monnaie unique ECO en 2027 — mais en acceptant, cette fois, de composer avec les réalités du terrain plutôt qu'avec le calendrier. Le sommet de Lungi n'a pas produit de rupture spectaculaire, mais un ajustement de méthode qui en dit long sur l'état réel du projet monétaire ouest-africain. Les dirigeants de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest ont confirmé l'objectif de 2027 pour le lancement de l'ECO, tout en actant un principe qui aurait pu être énoncé bien plus tôt : seuls les pays remplissant les critères de convergence macroéconomique entreront dans le dispositif au démarrage. Les autres suivront, accompagnés, à leur rythme. Une convergence qui reste le nœud du problème Ce basculement vers une entrée progressive n'est pas un simple ajustement technique. Il acte l'échec, au moins provisoire, d'une approche unifor...

Francis Ngannou de retour dans la cage face à Philippe Lins

Il avait manqué à l'arène. Et visiblement, l'arène lui avait manqué. Francis Ngannou, 39 ans, ancien champion poids lourds de l'UFC, fera son retour en MMA le 16 mai prochain à Los Angeles, face au Brésilien Philipe Lins. Un combat organisé sous le patronage de MVP, la société du youtubeur reconverti en boxeur Jake Paul, avec Netflix à la diffusion.

Un an et demi après son dernier combat — en octobre 2024, sous les couleurs de la PFL — le Camerounais revient en indépendant, sans ligue, sans ceinture à défendre, et apparemment sans complexe face à l'horloge qui tourne. Il fêtera ses 40 ans en septembre.

La volonté contre le calendrier

L'âge ? Ngannou balaie la question avec la même économie de gestes que sur le ring. "Ce n'est pas mon âge qui combat. Je n'ai pas gagné de combat parce que j'étais jeune." Il rappelle, non sans ironie, qu'il a découvert l'existence même du MMA à 27 ans — un âge jugé tardif dans le milieu — avant de devenir champion du monde et l'un des frappeurs les plus redoutés de l'histoire de la discipline.

Ce qui compte, selon lui, c'est autre chose : "La santé, la volonté, la détermination." Et pour mesurer cette volonté, il a son propre thermomètre. Huit séances dans la semaine, l'épuisement comme boussole, et une question simple qu'il se pose à chaque vendredi soir éreinté : préfères-tu être aux Maldives en train de siffler des cocktails, ou dans cette salle ? "Si tu es là, c'est que tu as l'envie."

Libre, et assumant

Hors de toute organisation depuis son départ de la PFL, Ngannou revendique cette liberté comme un choix délibéré. "Pourquoi être dans une ligue ? Pourquoi cette convention sociale ?" Il n'exclut pas un retour contractuel si une proposition l'intéresse, mais précise que ce n'est pas une nécessité. Il veut combattre où il veut, quand il veut — et si possible, un jour, en Afrique.

Car le grand combat rêvé reste Jon Jones, champion invaincu de l'UFC. Quant à l'événement MMA organisé à la Maison Blanche en juin, Ngannou est on ne peut plus clair : "Ça ne m'intéresse pas."

Une fenêtre encore ouverte

L'ancien champion sait que le temps joue. Il le dit lui-même, avec une lucidité qui tranche avec les postures habituelles des combattants en fin de carrière : "Ma fenêtre reste ouverte, mais pour pas très longtemps. Donc autant en profiter pour ne pas regretter demain."

Le 16 mai, face à Lins, Ngannou n'aura pas de ceinture à gagner. Juste une vérité à prouver — la sienne.