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Lancement de l'ECO la monnaie commune de la CEDEAO pour 2027

Réunis à Lungi, en Sierra Leone, les chefs d'État de la CEDEAO ont réaffirmé leur ambition de lancer la monnaie unique ECO en 2027 — mais en acceptant, cette fois, de composer avec les réalités du terrain plutôt qu'avec le calendrier. Le sommet de Lungi n'a pas produit de rupture spectaculaire, mais un ajustement de méthode qui en dit long sur l'état réel du projet monétaire ouest-africain. Les dirigeants de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest ont confirmé l'objectif de 2027 pour le lancement de l'ECO, tout en actant un principe qui aurait pu être énoncé bien plus tôt : seuls les pays remplissant les critères de convergence macroéconomique entreront dans le dispositif au démarrage. Les autres suivront, accompagnés, à leur rythme. Une convergence qui reste le nœud du problème Ce basculement vers une entrée progressive n'est pas un simple ajustement technique. Il acte l'échec, au moins provisoire, d'une approche unifor...

REUG REUG. Une défaite et un combat en suspens

Oumar Kane, dit Reug Reug, a perdu sa ceinture. Mais ce n'est pas ce dont tout le monde parle.

Vendredi 16 mai à Bangkok, le Sénégalais affrontait le Russe Anatoly Malykhin en revanche. En novembre 2024, Reug Reug lui avait arraché la ceinture des poids lourds du ONE Championship, seule défaite au compteur d'un combattant qui détenait simultanément trois titres dans l'organisation. Les retrouvailles au Lumpini Stadium étaient donc chargées. Malykhin l'a emporté par TKO au quatrième round.

Jusque-là, c'est du sport.

Ce qui s'est passé après ne l'est pas.

Une fois Reug Reug à terre, l'arbitre interposé entre les deux hommes, le Russe a continué à frapper. Deux coups de pied sur un adversaire au sol, arbitre présent, combat arrêté. La célébration qui a suivi, face aux entraîneurs adverses médusés, a mis le feu à la salle. Bagarre générale. Entraîneurs du camp Malykhin dans la mêlée. Sécurité débordée. Le ONE Championship, lui, a soigneusement évité de relayer les images.

Oumar Kane n'a pas mâché ses mots. Sur ses réseaux sociaux : « Vous voyez bien que je suis au sol et que les arbitres laissent ces types me sauter dessus. » Et plus loin, sans détour : « Voilà comment se comportent ces salauds de racistes. »

Le mot est lâché. Il ne l'a pas lâché à la légère.

Malykhin prend sa retraite. Le dossier se ferme.

Le Russe a annoncé mettre un terme à sa carrière. Il n'y aura pas de troisième acte. Reug Reug n'aura pas l'occasion de répondre sur le même terrain. Une frustration de plus pour un champion qui repart de Bangkok sans ceinture et avec une image salie — non par sa défaite, mais par ce qu'il a subi après.

Et maintenant, la lutte.

Reug Reug n'est pas que champion de MMA. Il est d'abord lutteur sénégalais. Un combat contre Boy Niang est programmé le 7 juin, repoussé plusieurs fois depuis deux ans pour cause de blessures. Le règlement de la Fédération sénégalaise de lutte pose un problème : tout lutteur battu par KO doit observer un mois de repos minimum. Le promoteur Makane Mbengue tente de contourner l'obstacle en distinguant TKO et KO au sens strict. Sur les images, Reug Reug perd conscience un instant. La frontière est mince.

La vraie question n'est pas réglementaire. Elle est physique. Sera-t-il à 100 % dans trois semaines ?

Le champion sénégalais mérite mieux que de monter sur le sable avant d'avoir récupéré. Il a déjà encaissé suffisamment pour un vendredi soir.