À LA UNE

Pacte européen sur la migration : le droit d'asile entre en procédure

C'est entré en vigueur aujourd'hui, 12 juin 2026. Le Pacte de l'Union européenne sur la migration et l'asile — adopté en mai 2024, deux ans de délai d'application — est désormais du droit contraignant pour les vingt-sept. Dix textes législatifs. Une refonte complète de la manière dont l'Europe gère ses frontières, instruit les demandes de protection, et répartit — ou évite de répartir — ses responsabilités. Ce que ça change pour ceux qui arrivent Le Pacte renforce considérablement le contrôle aux frontières extérieures de l'Union européenne. Toute personne arrivant de manière irrégulière, qu'elle sollicite ou non une protection internationale, est désormais soumise à un filtrage systématique dans des zones dédiées. Concrètement : avant même qu'une demande d'asile soit instruite, chaque arrivant est enregistré, photographié, prélevé biométriquement. La base de données Eurodac est élargie : elle intégrera désormais des images faciales et des donn...

NBA Finals : New York n'est jamais à 29 points de rien

Il y a des soirées qui redéfinissent ce qu'un match de basket peut contenir. Mercredi soir au Madison Square Garden, les Knicks de New York ont effacé 29 points de retard pour battre les San Antonio Spurs lors du match 4 des Finales NBA 2026. La plus grande remontée de l'histoire des Finales. Dans la salle la plus chargée d'histoire et de frustration du basketball mondial. Pour une équipe construite sur la déception, ça avait presque l'air inévitable.

29 points

Pour contextualiser : 29 points d'écart en NBA, c'est un match plié. Les bancs se vident, les coaches font tourner, les fans commencent à sortir. Les Spurs le savaient. Victor Wembanyama, dominant, avait même lancé aux Knicks en première mi-temps : « Je suis dans votre tête. » Il n'avait pas tort. Jusqu'à ce qu'il ait tort.

Ce qui s'est passé ensuite appartient au genre de récits que le basket produit mieux que n'importe quel autre sport : une équipe qui refuse collectivement d'accepter ce que les chiffres lui disent. Quart-temps après quart-temps, possession après possession, New York a remonté la pente. Pas dans l'hystérie, pas dans le chaos — dans la conviction méthodique que le match n'était pas terminé parce qu'il n'était pas terminé.

Le buzzer final a provoqué une explosion. Taylor Swift et les membres du groupe Haim, au bord du terrain, ont exulté. Le Garden, 58 ans d'âge, vibrait comme à ses grandes nuits.

Des joueurs qu'on avait décidé de ne pas vouloir

Ce groupe Knicks a une particularité : il est composé, pour l'essentiel, de joueurs que d'autres ont écartés. Jalen Brunson, double champion universitaire avec Villanova, n'a pas été sélectionné au premier tour de la draft. Dallas l'a laissé partir. José Alvarado n'a pas été drafté du tout. Karl-Anthony Towns a été transféré par Minnesota après des années de franchise player. Josh Hart a enchaîné les équipes. Mike Brown, l'entraîneur, avait lui-même été limogé de Sacramento.

Ce sont ces trajectoires-là qui fabriquent une culture de vestiaire. Trop de ces joueurs ont passé leur carrière à entendre ce qu'ils ne pouvaient pas faire pour accepter qu'un match soit terminé avant le coup de sifflet final.

Alvarado, après la victoire, n'a pas cherché à faire le dur : « J'étais à deux doigts de pleurer. Je suis au Madison Square Garden, je joue avec ces gars-là, et on joue pour quelque chose d'exceptionnel. »

Brunson, lui, est resté stoïque. « Le score est toujours de 0-0. Le chemin est encore long. »

Les deux ont raison.

Une victoire de plus dans un parcours de remontées

Les Knicks se sont spécialisés dans l'improbable depuis quelques saisons. Plusieurs remontées à deux chiffres dans ces playoffs. Des victoires sur les Celtics lors des derniers playoffs. L'an dernier, les Pacers de l'Indiana les avaient éliminés en match 7 après une remontée cruelle — la même leçon que New York a retenue et retournée mercredi soir : un match n'est jamais terminé tant que le chronomètre n'affiche pas zéro.

Brown, après le match, a dit quelque chose qui dépasse le sport : « Je pense que tout le monde, à un moment ou un autre de sa vie, se sent ignoré. Le simple fait de persévérer, de ne jamais baisser les bras, surtout après une chute, c'est ce qui définit qui vous êtes. »

À une victoire

Les Knicks mènent 3-1 dans la série. Un match les sépare du premier titre de leur histoire depuis 1973. Cinquante-trois ans d'attente pour une ville qui n'a jamais cessé de croire que son équipe pouvait, devait, allait gagner.

Le Garden attend. New York attend. Et après mercredi soir, personne ne pariera contre eux.