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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

"Trois ans. Une chaîne, un média, une ligne."

Le 21 juin 2022, une chaîne s'allumait. Pas de discours inaugural, pas de cérémonie. Un extrait de concert de Skarra Mucci, et une conviction : il y avait quelque chose à montrer. Puis des clips, 24h/24.

Trois ans plus tard, c'est le même 21 juin — Fête de la Musique — et le média a changé d'échelle. Transformé, agrandi, repositionné.

Car Dreadlocks TV était le début, pas la destination. Aujourd'hui, le média principal est Dreadlocks Tribune. Dreadlocks TV en est le prolongement audiovisuel : l'image, le son, le mouvement. Une ligne éditoriale construite article après article.

1 763 articles à ce jour. Non pas des brèves jetées dans le flux, mais des textes volontairement longs, parce qu'il y a beaucoup à dire, beaucoup à penser, et pas seulement au sujet du reggae dancehall.

Depuis janvier 2026, dreadlockstribune.com accueille en moyenne 15 000 lecteurs par mois. Ce chiffre, on ne le lâche pas comme une performance. On le reçoit comme une responsabilité.

Alors parlons de ce que Dreadlocks Tribune est — et de ce qu'il n'est pas.

Pas de merchandising racoleur. Pas d'abonnement payant qui réserverait l'information à ceux qui peuvent se le permettre. Pas de course au clic sur des sujets formatés pour l'algorithme. Des articles qui dénotent des médias mainstream, assumément. Des angles que d'autres n'empruntent pas, ou plus.

Nous ne sommes pas là pour vous dire quoi penser, mais pour poser des éléments que vous ne trouverez pas forcément ailleurs.

Un appel systématique à réfléchir ensemble.

Le Reggae Quizz sur Instagram — 365 questions, rendez-vous quotidien — prolonge cet esprit : la culture partagée, le défi collectif, la transmission par le jeu. Derrière, un projet de jeu de plateau HipHop Quizz à 1 650 questions qui confirme que nous prenons la culture au sérieux, sous toutes ses formes.

Les Reggae Dancehall Awards, lancés six mois après les débuts de Dreadlocks TV, sont nés du même élan : reconnaître ce que les grandes cérémonies ignorent, valoriser une scène francophone qui n'attend plus la validation de personne.

Tout cela tient en une ligne, gravée en signature depuis le premier jour : À nous de montrer. À vous de voir.

Trois ans. Un cap tenu. Des perspectives qui grandissent. Et une gratitude sincère pour ceux qui nous lisent, nous suivent, nous challengent et nous prêtent leur attention dans un monde saturé de bruit. Vous êtes la raison pour laquelle ce travail a du sens.

Trois ans plus tard, nous comprenons mieux ce que nous construisons. Pas une chaîne. Pas seulement un média. Un diffuseur culturel qui considère que la culture mérite mieux que la vitesse, les raccourcis et les algorithmes.

À nous de montrer. À vous de voir.